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Drapeau, Plagiat, et Vidéos. Aux ânes du pressoir !

Par : Amazigh Kateb

Après la cabale du drapeau, (1),(2), et (3), qui n’a servi qu’à mettre en lumière la mauvaise foi de pseudo-journalistes mal intentionnés, ou au mieux, mal renseignés, force est de constater, que d’autres, aigris de leur propre médiocrité, et frustrés de leur inconsistance, cherchent à m’abattre… Cabale 2 : on m’accuse de plagiat.Voire : (4), (6), (7), (8) Le plagiat, je le rappelle, consiste à reprendre à son propre compte le travail d’un tiers, en le spoliant de ses droits (le plus souvent en faisant de l’argent ). Il n’en est rien! Jusqu’à preuve du contraire, ma discographie est accessible.Vous pourrez y constater que je mentionne toujours les auteurs de textes ne m’appartenant pas, et que le texte concerné (« l’Balawel Fes » de Abdallah el Ouaddan, llah iwesse3 3lih) n’y figure pas. Je rappelle ici ,que déclamer un extrait de texte dans la langue du public relève plus de l’hommage que du plagiat, et reste une pratique courante parmi les artistes . C’est un geste de rapprochement qui à priori n’aurait pas du soulever de polémique,au contraire. Mais passons, l’ingratitude n’est pas le sujet du jour.

Je n’ai jamais revendiqué la paternité de ce texte , je l’ai d’ailleurs mis en musique et enregistré, mais je ne l’ai pas encore sorti, précisément par ce que je ne trouvais pas le nom de l’auteur ni celui de l’ayant droit.

Beaucoup d’amis marocain l’ont écouté (et ils peuvent en témoigner) ; Personne n’a pu me renseigner sur son origine exacte.

Concernant l’accusation de plagiat à proprement parler, en admettant que je sois un voleur, Croyez vous que je sois assez bête pour revendiquer un texte qui est manifestement écrit en dialecte marocain alors que je suis Algérien,qui parle de prison alors que jen’ai pas fait de prison, qui évoque la torture alors que je ne connais pas la torture etc…

Ce poème est assez connu en Algérie et il a bercé mon enfance.Il circulait sous la forme de cassettes audio dupliquées, avec d’autres textes de prisonniers politiques de l’époque, et était considéré comme subversif. D’ailleurs, il n’a rien perdu de sa charge. la preuve en est visible sur les images de notre concert àRabat. Le public marocain était fier,d’entendre dans sa langue natale, des mots de courage et d’insoumission, et de les reprendre en choeur. L’adhésion de l’assistance présente ce soir là, est d’ailleurs éloquente et sans équivoque.(voire le live intégral de Gnawa Diffusion a Mawazine vers la 40 eme minute.)

Pour ma part , la démarche était du même cru ; En tant qu’artiste algérien, je voulais offrir à mon public maghribi, un extrait d’un des plus beaux textes marocains que je connaisse.C’était pour moi un grand moments de communion des énergies positives entre nos deux peuples à travers une poésie farouche et verticale.

C’était également, un moment douloureux pour ceux qui m’accusent aujourd’hui de plagiat. Se faisant ainsi les défenseurs de la culture et du patrimoine, tout en passant sous silence le contenu, et la teneur de cette poésie rebelle sans compromis, et sans concession. Pas une ligne, ou un mot, sur L’histoire de l’auteur, son exil, ses positions politiques, sa vie en tant que jazzal militant, entant que communiste avant-gardiste. Pas un mot non plus sur sa mort mystérieuse, le harcèlement policier et la répression dont il a été victime. Et enfin, le bouquet final ; la polémique autour de Said el Maghribi quant à la paternité de ce texte (el bala wel fes), par ce qu’il a eu l’audace de le chanter! Lui aussi a du faire un démenti pour dire qu’il ne revendiquait pas la paternité de ce texte et qu’il était bien l’oeuvre de feu El Ouaddane. On dirait que l’histoire se répète ou que les chiens de gardes manquent d’imagination. je signale au passage que j’ai récupéré ce texte en Algérie auprès de personnes qui le connaissaient par c½ur ou presque, et non au Maroc, ou, Je n’en ai trouvé aucune trace écrite.Il est frappant de constater également que les différentes déclamations du texte contiennent des variantes et des constantes,en fonction de l’interprète. Ceci est bien la preuve que ce texte est entré dans la culture orale militante, faute de publication, et qu’il est loin d’être figé dans le marbre. Il n’est pas rangé dans une bibliothèque, reste vivant dans les mémoires, et perturbe les amnésiques volontaires. Par ailleurs, ce texte a été repris parles acteurs du mouvement du 20 février, son contenu est connu des cercles militants du Maroc et du Maghreb (on ne trouve rien ou presque sur la toile, à part le même court extrait du texte chanté par Said El Maghribi, et d’autres également. Je ne trouve aucune biographie, ni trace officielle de son travail poétique. Les  quelques informations obtenus émanent de militants qui ne veulent pas laisser ensevelir ce monument de la poésie marocaine et universelle (5).) .

Par ailleurs,  J’ai rendu hommage aux militants communistes d’Afrique du nord sur Koma (album:Marchez Noir :2009) avec un court extrait de ce texte « weldek yamma ma qra walou, weldek m’tebbe3 essiyassa, weldek may chebbehchilekhwalou. » qui a été repris par nombre de troupes militantes en Algérie et ailleurs (debza, ACT et d’autres)auparavant. Pourquoi ne vous êtes vous pas insurgés à ce moment là ? À l’époque, comme lors de concert du 30 mai 2013, Je ne savais pas encore de qui était ce texte.

La réponse est que , le plagiat est le dernier de vos soucis, et que vous n’êtes pas des défenseurs du patrimoine. C’est la résurrection de cette poésie, son écho, ses visées, et son immortalité qui vous donnent des boutons.

Pourquoi n’ai je pas cité le nom de l’auteur ?

Je m’explique; mes détracteurs, dans leurs attaquent citent lenom de l’auteur :Abdallah el Ouaddane, paix à son âme. (jusque là, je cherchais un « El ouazzani »-encore une déformation du nom dont la cause est manifestement l’imprécision de l’oralité, et/ou la censure-; je n’était pas loin) Je remercie sincèrement le journaliste de hespress (encore un fantôme qui n’a pas signé son billet :(4))d’avoir enfin complété et fait aboutir mes recherches.

Grâce à vous monsieur, j’ai appris, sur l’auteur, je vais pouvoir faire le dépôt du titre et enfin le sortir .Ya3tik essa77a, 7ellit 3lya l3ougda ! (que dieu te garde en bonne santé, tu as défait pour moi le n½ud)

il y a un proverbe qui dit « on n’est jamais mieux servi que par ses ennemis. »

un autre proverbe dit : « elliya7far 7ofra iti7fiha » traduction : celui qui tend un piège fini par tomber dedans. 

Donc, je n’ai jamais cité le nom de l’auteur, certes, mais uniquement par ce que je ne le connaissais pas.

À la différence de certains aboyeurs, lorsque je ne sais pas je me tais, je n’invente pas des fables.

Pour finir , messieurs les pseudo-garants-gardiens-du-patrimoine-national,

(je ne parle évidemment pas des acteurs culturels tels que ,les créateurs, interprètes , techniciens, producteurs, diffuseurs,etc… mais bien des forces rétrogrades qui tentent d’infléchir le cour de nos libertés, et de l’histoire, en faisant de nos patrimoines culturels, une abstraction, ou tout au plus , une attraction, ou un divertissement)

je vous accuse :

-De ne pas promouvoir la vraie poésie marocaine du peuple, celle qui parle à son intelligence et à son courage, et d’en avoir même,comme d’autres petits bourgeois, sous d’autres cieux; une sainte horreur.

-De feindre la défense d’un patrimoine culturel, en le vidant de son contenu, en le passant sous silence, en le sacralisant, et en exacerbant la fibre patriotique de vos lecteurs et auditeurs, pourles empêcher de raisonner, d’avoir une analyse objective et critique du propos que vous leur servez.                                                                          

(Au passage, ceci est une technique de neuro-marketing éprouvée,qui consiste à présenter une information sans fondement, en la noyant dans le passionnel ou l’affectif, pour empêcher le cerveau de mettre en route son mécanisme d’analyse critique.).                          

-de ne pas inciter à la découverte de ce patrimoine de résistance, et d’en occulter tout ce qui vous embarrasse, gène vos maîtres, ou dérange votre interminable sieste.

Vous qui vous faites passer pour les gardiens de la culture marocaine, je vous mets au défi de mettre toute la poèsie de Abdallah el Ouaddane à la disposition de tous. Avec son histoire et ses déboires.

Autant demander à un pantalon de se tenir debout. mais n’ayez crainte, vos semblables existent chez nous aussi, « ils nous tuent et  nous rendent hommage ». de feu Kateb Yacine.

Enfin, je ne résiste pas à l’envie et à la nécessité de partager Un peu de cette poésie qui correspond parfaitement à la situation:

 

« Fesser leklam ou lought el maya ou khelli wednik m3aya

ta3raf sbab m’7ani, ta3raf ach la3dab elli bekkani

Fesser leklam ou lought el maya, kayen n’ta ou kayen anaya

wa7ed et’tarikh b’jenbou, lakhor b’jenbou’ddi3aya »

 

« explique les mots, et le sens de la chanson

et ne détourne pas ton attention

tu sauras les raisons de mes tourmentes,

et de quelles souffrances sont faites mes larmes

explique la les mots , et le sens de la chanson

tu comprendras la différence entre toi et moi ,

moi que l’histoire accompagne

et toi qui n’existe que par la réclame »

 

extrait de l’bala wel fes. poème de prison de :feu

Abdallah el Ouaddane ,paix à son âme.

 

ps : vous qui avez l’air particulièrement attentifs au piratage et autres brigandages culturels ; dénonceriez vous avec le même zèle, le piratage de tous mes cd au Maroc (avec la bénédiction des autorité compétentes, ou pas ), et qui s’élève depuis 1996 à des centaines de milliers de supports vendus sans que je n’en touche un dirham ? rassurez vous, je n’attends pas de virement…juste un peu d’honnêteté intellectuelle, et moins de qwaleb !

 

renvois et liens:

(1) :http://www.yabiladi.com/articles/details/17798/mawazine-affaire-drapeau-amazigh-kateb-tacle.html,

(2) :http://www.h24info.ma/maroc/politique/polemique-amazigh-kateb-stoppe-laerophagie-mediatique

(3) :https://www.facebook.com/notes/amazigh-kateb/souq-la7zaq-ou-la%C3%A9rophagie-m%C3%A9diatique/10151683544941171

(4) : http://hespress.com/videos/80981.html

(5) :  http://www.doroob.com/?p=8547(en arabe)

(6) : http://bouzypress.com/videos/1540.html

(7) : http://www.assabq.com/?p=17332

(8) : http://www.shofakhbar.com/articles/5046167/

Amazigh Kateb

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Source : page facebook d’Amazigh Kateb

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