mis à jour le

Paco de Lucia à Fès : La légende vivante du Flamenco …

Il est des concerts qui restent à jamais gravés dans la mémoire. Ceux qui ont eu la chance d’assister, ce dimanche soir, au spectacle de Paco De Lucia, une légende encore en vie du flamenco, s’en souviendront pour le reste de leurs jours.

Le passage du plus universel des artistes flamenco sur le site de Bab Al Makina sera inscrit en lettres d’or dans le registre du festival des musiques sacrées du monde, qui fête, lors de cette 19-ème édition, la culture andalouse. Et qui mieux que l’un des plus grands et charismatiques guitaristes au monde pour représenter cette civilisation.

Mais ce soir, l’appartenance à telle ou telle culture, à cette région ou l’autre, a littéralement disparu, laissant la scène à l’universel, à la quête de la passion et de la liberté.

Pas le temps aux introductions. Une standing ovation appuyée pour accueillir le maitre et que le spectacle commence !. Les quelques minutes durant lesquelles il joua en solo, il réussit à donner toute la mesure de sa stature. Sa posture de sage, sa présence, son énergie qui n’a pas faibli sous les coups de l’âge, son charisme suffisent à conquérir le c ur et l’âme du public.

Il enchaina alors les morceaux, nouveaux et anciens, avec la même technique instrumentale légendaire, qui transcende le flamenco même pour aller planer dans d’autres univers et genres musicaux.

A des moments, l’on se demande comment toute cette sensibilité, cette harmonie et cette magie peuvent jaillir des six cordes de sa guitare, comment peut-on arriver à un tel niveau de maitrise et de perfection.

Alors que les minutes s’égrènent, une avalanche de notes rapides et tranchantes tombent les unes après les autres, se bousculent dans l’oreille, un fleuve de musicalités et de rythmes, tantôt doux, tantôt retentissants, parfois gais, parfois tristes, emporte tout sur son passage.

Joint par sa petite bande, Paco s’éclipse doucement derrière sa guitare et met aux devants de la scène ses talentueux compagnons. Chacun a le droit aux feux des projecteurs, aux applaudissements de la présence.

Quand le jeune guitariste Antonio Sanchez répond du tac-au-tac au maitre, Antonio Serrano fait un numéro exceptionnel en harmonica, David de Jacoba chante, crie et emporte le public dans l’univers nostalgique des gitans ou encore lorsque le danseur Farruco el loco (le fou) apporte ce dosage exceptionnel entre sensualité et énergie débordante, maitre Paco se contente d’encourager ses hommes, un petit sourire sur les lèvres.

Aux standings ovations répétitives du public d’une Bab Al Makina des grandes soirées, il répond par des +Gracias+ discrètes, à peine audibles. Sans un mot de plus, juste une modestie des grands qui parle à sa place.

Et le moment que tout le monde redouta arriva. Le concert touche à sa fin. Mais, exceptionnelle qu’elle était, la soirée ne pouvait se terminer autrement. Paco et sa bande quittent la scène, avant de revenir sous l’insistance du public qui en réclame encore et encore. Comme ultime morceau, Ils interprètent +Entre dos Aguas+, un succès planétaire qui date déjà de 1975.

Après ce soir, il serait bien difficile, dans les jours qui viennent, de recevoir un flot tout aussi intense de plaisir musical, de se tourner vers d’autres styles musicaux.

Mais en tout cas, le festival des musiques sacrées se poursuivra. Le site de Bab Al Makina fera une pause de trois jours, avant de reprendre service, jeudi soir, avec la chanteuse syrienne Assala Nasri.

LNT

La Nouvelle Tribune

Ses derniers articles: Peinture : Patrick Jolivet  Le Maroc renforce ses capacités de production en énergie solaire  Plus de 51.000 bénéficiaires de l’Initiative royale “Un million de cartables” 

Fès

AFP

Maroc: 30 millions d'euros pour la rénovation de la médina de Fès

Maroc: 30 millions d'euros pour la rénovation de la médina de Fès

AFP

Maroc: dernier repaire de la gauche radicale, l'Université de Fès sous tension

Maroc: dernier repaire de la gauche radicale, l'Université de Fès sous tension

LNT LNT

Fès : De nombreuses baraques détruites dans un incendie

Fès : De nombreuses baraques détruites dans un incendie

légende

AFP

La raquette entre les dents, l'Egyptien Hamadtou dans la légende paralympique

La raquette entre les dents, l'Egyptien Hamadtou dans la légende paralympique

AFP

Mali: hommage au musicien de légende Ali Farka Touré, décédé il y a 10 ans

Mali: hommage au musicien de légende Ali Farka Touré, décédé il y a 10 ans

AFP

Mort de la légende du cinéma Omar Sharif

Mort de la légende du cinéma Omar Sharif