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Les chômeurs menacent d’«occuper» l’aéroport de Hassi Messaoud

Quelque 200 chômeurs ont participé à la marche sur le siège de la wilaya organisée, hier en fin de journée, par la Coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC) à partir de la placette de la Rose des sables, à Souk Lahdjer. La CNDDC redéploie ses troupes à Ouargla, où les chômeurs ne décolèrent pas et attendent toujours la mise en ½uvre des mesures annoncées par le Premier ministre en mars dernier. Les slogans sont les mêmes et participent de l'incertitude de voir un changement s'opérer. D'ailleurs, un nouveau coup de force est annoncé par les animateurs de la CNDDC qui, de retour à Ouargla depuis une semaine, ont repris la mobilisation de la rue à travers la wilaya où des rencontres ont lieu en vue de l'organisation de la marche. La menace de bloquer l'aéroport de Hassi Messaoud a été même brandie pour interpeller les autorités sur l'application des mesures de Sellal. Des mesures dont l'essentiel sont la priorisation des demandes d'embauche locale et la transparence du dispatching des offres qui ont dépassé les 4000 depuis mars dernier et continuent à profiter «aux mêmes clans», selon les chômeurs.  Et si les mesures concernant l'ouverture d'un centre de formation de Sonatrach, la formation de jeunes du cru ainsi que la facilitation de l'accès aux différents dispositifs de l'emploi ont quelque peu absorbé de jeunes artisans porteurs de projets, l'Anem, quant à elle, reste fidèle à sa ligne de conduite et ne déroge pas aux règles qu'elle s'est imposées depuis le début du mouvement de protestation des chômeurs, en 2004. A savoir faire le dos rond et la sourde oreille. L'Anem toujours à l'index Ali Bouguerra, le wali, investi d'un panel de prérogatives exceptionnelles dont certaines ont montré leur efficacité, se heurte à présent aux véritables sources du problème décriées par Tahar Belabès de la CNDDC depuis des années : les sociétés de sous-traitance appartenant à des potentats de l'Etat qui continuent leur lucrative activité comme si de rien n'était, notamment à Hassi Messaoud.  Mais aussi et surtout l'Anem, dont la dernière décision du directeur général - le refus de mettre à la tête de l'agence de la wilaya de Ouargla un des douze candidats triés et proposés par les autorités locales - fait encore les gorges chaudes d'autant plus que des enquêtes administratives et sécuritaires approfondies avaient été diligentées par le wali de Ouargla pour ce faire. C'est d'ailleurs pour cette raison que les animateurs du mouvement des chômeurs comptent maintenir leur sit-in ouvert jusqu'à l'application de toutes les mesures promises par le gouvernement. Quant à l'aéroport de Hassi Messaoud, il échappe aujourd'hui à une perturbation reportée à une date ultérieure, mais le ton est donné.  

El Watan

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