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Mbagnick Diop président du Meds à Grand Oral : « La constitution d’une image positive du pays est un prélude à toute politique de promotion des investissements directes étrangers »

Monsieur Mbagnick Diop, le tout nouveau président de la Commission Artisanat, culture tourisme et sport, du Conseil économique social et environnemental (Cese) a donné son avis sur la situation économique du pays, l'emploi, mais aussi, sur la mesure de la réciprocité du visa qui va entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Il a également rappelé le parcours du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) dont il est le président, mais aussi sa structure, le groupe Promo Consulting. Il a parlé également de son groupe de Presse en apportant des précisions sur la suspension provisoire de la parution du quotidien Rewmi, qui sera à nouveau dans les kiosques le 1er juillet prochain. Mbagnik Diop était l'invité du grand Oral de la Radio Rewmi Fm. Il répondait aux questions de Fatou Thiam Ngom et de Serigne Saliou Gueye.

Parcours du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds)

Le Président Mbagnik Diop a d'emblée rappelé que le Meds est une organisation patronale mais pas classique : « Le Meds c'est un projet de société c'est une vision, une méthodologie, un concept une stratégie. C'est une Organisation patronale de rupture, d'innovation, d'anticipation, de proposition, de réalisation et d'engagement, le Meds se porte très bien ».

L'Organisation de la prochaine soirée des cauris d'or

Dans 6 mois, la prochaine édition de la soirée des cauris d'or se tiendra. A ce sujet, le président du Meds fera savoir : « C'est la soirée des soirées, attendue par tous les décideurs. Elle aura lieu le 2 novembre au Sénégal, au King Fahd Palace, avec les partenaires traditionnels ».

Promesse d'emplois du Chef de l'Etat : "Cet engagement du Président est quasi impossible à matérialiser "

Mbagnick Diop a également donné son point de vue sur la promesse de campagne du candidat Macky Sall par rapport à la création de centaines de milliers d'emplois. Selon lui, cet engagement du Président est quasi impossible à matérialiser, il s'explique : « L'emploi ne se décrète pas, c'est tout un environnement. Il faut un environnement des affaires propice. L'Etat ne crée pas des emplois, il faut redonner confiance aux investisseurs aussi bien nationaux qu'étrangers. Au niveau du Meds nous avons initié le forum du 1er emploi il y' a de cela 12 ans, et ce concept novateur a permis d'offrir une première expérience professionnelles à des dizaines de milliers de jeunes sénégalais sous forme de stage et de Cdi. Aujourd'hui, les décideurs et les chefs d'entreprise sont frileux d'embaucher. Le constat est que les jeunes sont formés dans des secteurs complètement saturés. Nous incitons les jeunes depuis une dizaine d'années dans l'auto emploi c'est à dire créer leur propre entreprise Le secteur privé et le secteur public confondu, offrent en moyenne 30 à 35 000 emplois par an. Sur le marché du travail, il y a plus de 200 000 jeunes qui arrivent chaque année. Il y a une adéquation de la formation et de l'emploi par rapport au besoin des entreprises.
il faut une adéquation formation emploi, par rapport au besoin des entreprises

La situation économique du pays :" Depuis la nouvelle alternance, les potentiels investisseurs sont frileux "

Sur la situation économique du pays qui semble bloquée, le Président du Meds préconise : « Il faut redonner confiance aux hommes d'affaires, aux chefs d'entreprise au secteur privé. Depuis la nouvelle alternance, les investisseurs sont frileux, parce que l'environnement des affaires ne répond pas pour l'instant à leur attente jusque là il y a quelques mois. Les potentiels investisseurs que nous rencontrons, disent attendre un climat apaisé de l'environnement des affaires. Le Sénégal ne peut pas se prévaloir de l'effet des tailles de marché pour attirer les investissements directs étrangers, de façon conséquente car, la taille et le dynamisme du marché intérieur constituent des atouts dans le choix du site d'implantation d'un projet d'investissement. Lorsqu'on n'investit pas, on ne crée pas de croissance, et lorsqu'il y a pas de croissance, il ne peut pas y avoir d'emploi. malgré que Le Président dispose aujourd'hui d'un capital sympathie conséquent, mais il lui faudrait que ses collaborateurs, ceux qui sont censés porter ses projets, soient à même de pouvoir traduire sa vision en acte.

Les marchés de l'Etat à un groupe d'hommes d'affaires : "Chaque président arrive avec ses hommes d'affaires ou quelques hommes d'affaires triés sur le volet "

Sur la distribution des marchés de l'Etat, Monsieur Mbagnick Diop pense que « c'est le mal qu'on reprochait à Wade, et peut-être à Abdou Diouf. Chaque président arrive avec ses hommes d'affaires ou quelques hommes d'affaires triés sur le volet. Et cela crée beaucoup de frustrations. Il y a certains marchés qui pourraient être élargis à beaucoup plus de chefs d'entreprise, et surtout à des Pmi à des PME . Le constat est fait que ce sont pratiquement les mêmes qui gagnent toujours les marchés de l'Etat. Le Président a décidé de rencontrer périodiquement le patronat et les syndicats, ce sera le lieu d'attirer son attention sur la préférence nationalE ou disons le patriotisme économique.

Sur la question de savoir, s'il lui arrive d'attirer l'attention du chef de l'Etat sur la gravité de la situation, Mbagnick est sans équivoque. « J'ai la chance de côtoyer le Président lorsqu'il était Dg. On a des relations qui sont saines, amicales et franches. Chaque fois que l'occasion se présente, j'attire son attention sur la situation économique du Sénégal. C'est un homme engagé, décidé à changer ce pays. La situation est difficile, on a perdu les 12 premiers mois de sa magistrature c'était une année de transition,

Le Premier ministre principal facteur de blocage ? : " je constate qu'il reste énormément de choses à faire "

Sur la question de savoir si le Premier ministre est en partie responsable de la morosité de la situation économique du Sénégal, il répondra : « Nous sommes des observateurs et des acteurs économiques. Il nous arrive, lorsque ça ne va pas, d'attirer l'attention du patron. et le patron, c'est le président de la République. Le gouvernement devrait encore bouger davantage".

[Impact du Colloque international du Meds à Paris Le 10 Avril dernier : " Nous en préparons une autre à la fin de l'année en Allemagne "
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Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) a organisé le 10 Avril dernier à Paris un Colloque international sur le thème « Rôle et impacte des politiques de croissance économique ». A la question de savoir si les impactes se sont fait ressentir, le président du groupe Promo Consulting dira : « La constitution d'une image positive du pays est un prélude à toute politique de promotion des investissements directs étrangers. Au Sénégal, c'est théoriquement l'Apix qui est chargé de vendre l'image du Sénégal aux potentiels investisseurs étrangers. Au Meds, nous avons opté depuis 2000, à nous ouvrir au niveau de l'international, d'où l'ouverture des bureaux en Europe à Paris Genève, Barcelone Milan, Amsterdam, Bruxelles, à Washington New York, au Canada à Montréal pour fédérer les sénégalais qui sont potentiellement, aujourd'hui, des personnes ressources de qualité, pour les impliquer dans toutes les politiques de croissance économique, d'où ce colloque ou on avait invité les principales institutions sénégalaises, les partenaires au développement et les plus grands économistes du monde, pour discuter de la compétitivité de l'Afrique et du Sénégal. A l'issu de ce colloque, un rapport a été conçu que nous avons fait parvenir au président de la République et au Premier ministre, au gouvernement, pour leur livrer le constat qui a été fait par des experts, sur la situation économique du Sénégal. Il faut s'ouvrir au monde, voir ce qui se fait ailleurs. Le monde est un village planétaire, si vous n'êtes pas dedans, vous n'existez pas. Depuis 12 ans, nous parcourons le monde pour vendre l'image du Sénégal, inciter les potentiels investisseurs à venir investir au Sénégal et à venir développer ce pays. Nous en préparons une autre à la fin de l'année en Allemagne. Il y'a des pays qui ne font pas de bruit, mais qui travaillent. C'est le cas du Ghana, du Cap-Vert du Burkina Faso et même de la Gambie. En tant qu'organisation patronale, nous nous attelons à s'activer pour que le Sénégal soit beaucoup plus attractif mais pour cela, il faudrait qu'on travaille en bonne intelligence avec les institutions qui, théoriquement, sont chargées de vendre la destination Sénégal.

Le secret du groupe Promo consulting : " Son secret c'est le travail "

Pour ce qui est de la réussite du groupe promo consulting, son président est formel : « Le groupe promo consulting, c'est la communication, le marketing, les relations publiques, l'événementiel, l'édition, le multimédia, la publicité, la production, le management et le coaching. Son secret c'est le travail, une synergie, une symbiose, une vision, la pro activité qui fait qu'aujourd'hui, nous réussissons à organiser pour des institutions comme la banque mondiale, l'Icaan, l'union européenne et autres ».

Arrêt temporaire du Quotidien Rewmi : " la parution de rewmi est prévue le 1er juillet prochain ".

Le quotidien rewmi est à l'arrêt depuis le 27 mai dernier. Son patron en donne les raisons et annonce sa reprise imminente. « Rewmi va revenir en force, avec une nouvelle pagination, une nouvelle chartegraphie et de nouvelles rubriques. qui est déjà prête, et une rédaction relookée. On a suspendu la parution depuis une dizaine de jours parce qu'à un moment, il faut s'arrêter, regarder, observer pour mieux revenir. Rewmi quotidien est publié depuis bientôt 5 ans. A un moment, on note une routine chez certains, on ne sens plus d'engagement, plus de rigueur dans le traitement de l"information alors que nous sommes dans un environnement concurrentiel. Il faut, des fois, " secouer le cocotier". En 5 ans, le quotidien rewmi a réussi à marquer de son empreinte l'espace médiatique sénégalais. C'est ma volonté de suspendre, pour apporter les corrections nécessaires afin d'offrir à nos lecteurs un produit de qualité. Un quotidien, en moyenne, coute 180 millions par an, toutes charges confondues...

Appui de l'Etat aux médias : " Aucun patron de presse n'a reçu un franc, et ça urge "

« On a une subvention de 300 à 500 millions qui a été portée à 600 millions. Mais depuis, ce n'est pas encore traduit en acte. L'aide à la presse était reçue dans le 1er trimestre de l'année il y a énormément de déclarations, mais aucun patron de presse n'a reçu un franc, et ça urge".

REWMI TV ?

« Nous y travaillons depuis plusieurs mois, je ne veux pas faire une télé de rediffusion. Nous sommes en train de travailler sur la production, c'est de mettre en boite énormément d'émissions, au moins pour 1 ou 2 ans avant de lancer Rewmi Tv »

REWMI FM

La radio est la dernière née de la bande FM. Elle a réussi, en 1 an, à s'imposer comme la 4eme radio grâce au dynamisme de l'équipe, nous constatons que les grandes radios adaptent leur programme par rapport à celui de rewmi fm . C'est l'occasion de les féliciter. l'équipe est jeune mais très motivée

Défit de la Commission Artisanat, culture tourisme et sport du CESE

Pour ce qui devrait être son apport en tant que président de Commission au Cese, il fait savoir ; « Le conseil est une chambre consultative, on a été désignés pour apporter de la valeur ajoutée. On va travailler en bonne intelligence avec le gouvernement, avec l'Etat du Sénégal, avec l'Assemblée nationale. On va s'auto saisir de certains dossiers, faire des contributions dégager des pistes de réflexion, proposer des solutions au gouvernement avec de fortes suggestions

Politique touristique, menacée par la réciprocité du visa : " Il faudrait créer une exception touristique pour des raisons économiques "

La réciprocité du visa va entrer en vigueur le 1er juillet prochain. A ce propos, Mbagnick pense : « Les secteurs du tourisme de l'artisanat et de la culture sont érigés secteurs prioritaires par le gouvernement à travers la stratégie de croissance accélérée. Les professionnels du tourisme disent que la réciprocité des visas risque de faire perdre plus de 100 milliards au Sénégal, et qu'il y a plus de 1000 emplois permanents menacés. L'Etat dit qu'avec l'installation de ce visa, il est attendu plus de 60 milliards. Il y a une solution médiane. Il faudrait créer une exception touristique pour des raisons économiques. On peut exonérer les touristes de la contrainte de l'obtention de visa pour entrer au Sénégal. Le tourisme, c'est 875 mille à 900 mille entrées. Les recettes en devise avoisinent les 500 milliards. Il y a une synergie à créer entre le ministère du tourisme, le gouvernement d'une maniere générale, la Cese, les professionnels du tourisme, pour essayer de trouver une solution médiane.

La vision du membre du Cese sur l'éducation : " Le conseil est disposé à être médiateur de ce dossier de l'éducation nationale "

Selon Mbagnick Diop, « Le problème de l'école sénégalaise est complexe. Il m'arrive de me poser la question de savoir si les enseignants sont des parents d'élèves. Il est vrai qu'ils ont des revendications catégorielles et sectorielles, mais quelque fois, c'est au détriment de l'avenir des enfants. La situation perdure, ça fait 5 ans qu'on est toujours dans des négociations et renégociations avec plusieurs interlocuteurs. Le conseil est disposé à être médiateur de ce dossier de l'éducation nationale pour rapprocher les positions des uns et des autres. pour sauvegarder l'année scolaire, et donner un avenir à ces jeunes. Avec les grèves répétitives le niveau des élèves se dégradent. Des bac plus 5 n'arrivent plus à aligner 3 mots en français. Leurs revendications sont parfois honnêtes mais on a l'impression qu'ils font une fixation sur leurs intérêts et avantages. Il urge de trouver une solution pour le bien être des élèves, étudiants, et parents d'élèves.

Sur le sport Sénégalais en général

Le président de la commission Artisanat culture tourisme et sport pense que « Le sport, c'est un secteur à problèmes, surtout le football. L'exemple des derniers séjours de l'équipe A à Bruxelles avec des problèmes d'hébergement est inexplicable; alors que l'Etat a débloqué 300 millions pour la préparation du match. Il faudrait une politique rationnelle, essayer de revoir la gestion de l'équipe national A qui absorbe la quasi totalité du budget estimé au football, au détriment des petites catégories et de la formation.

REWMI/MK- AN - FTN

président

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