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Somalie: combats entre milices rivales pour le contrôle du port de Kismayo

Au moins huit personnes ont été tuées dans des combats qui ont opposé des bandes rivales somaliennes pour le contrôle du port de Kismayo, dans le sud du pays, ont indiqué samedi des témoins.

Ces combats opposent les hommes de la milice Ras Kamboni de l'ancien seigneur de guerre islamiste Ahmed Madobe, qui s'est récemment proclamé "président" du Jubaland, une région du sud de la Somalie, aux milices de Iftin Hassan Basto, un autre chef de guerre qui se dit également "président" de la même région.

Les combats ont débuté vendredi soir et ont repris samedi après une pause dans la nuit.

"Les combats ont démarré quand les forces de Ras Kamboni ont lancé l'assaut et tenté de m'arrêter. Mais mes hommes ont riposté et m'ont défendu", a expliqué Hassan Basto aux journalistes.

Des témoins ont affirmé que huit personnes avaient été tuées lors de ces affrontements, et qu'ils avaient vu plusieurs blessés transportés à l'hôpital.

"J'ai vu huit morts, trois d'entre eux étaient des civils, mais le total pourrait être plus important car il y a beaucoup de blessés. Les combats se poursuivent, on peut entendre des tirs d'armes lourdes", a déclaré Mohamed Farey, un témoin.

Un autre habitant, Jama Bile, a rapporté que trois de ses voisins avaient été tués et deux blessés.

"C'est le chaos ici. Les gens ont peur", a déclaré M. Bile à l'AFP.

Plusieurs factions rivales se disputent Kismayo, une ancienne place forte des insurgés islamistes shebab liés à Al-Qaïda et aujourd'hui base des troupes kényanes de la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Les troupes kényanes, entrées en Somalie en 2011, soutiennent le contrôle par Madobe de cette ville stratégique, mais ni le titre de "président" ni la région du Jubaland ne sont reconnus par le fragile gouvernement central de Mogadiscio.

La création d'une région semi-autonome du Jubaland est défendue par les clans et chefs de guerre locaux, sur le modèle du Somaliland (nord-ouest) indépendant de fait et du Puntland (nord) autonome.

Le porte-parole de la milice Ras Kamboni, Abdinasir Serar, affirme que ses troupes contrôlent totalement le port de Kismayo

"Nous allons terminer les combats très bientôt, dès que nous aurons arrêté ceux qui préparaient des attaques", a déclaré M. Serar.

Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, peu influent à Kismayo, a demandé aux deux parties d'arrêter les combats.

Les présidents kényan et somalien se sont rencontrés cette semaine, évoquant notamment le rôle de Nairobi dans la situation du Jubaland, région stratégique au sous-sol potentiellement riche en hydrocarbures, aux terres fertiles et à la lucrative production de charbon de bois. La région borde l'océan Indien, le Kenya et l'Ethiopie.

AFP

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