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Cinéma : « Je veux ta femme », un amour malaisé …

Le paysage cinématographique burkinabè s'est enrichi avec la sortie en salle du film baptisé : « Je veux ta femme » du réalisateur Ibrahim Olokunga. Avec sa 3e ½uvre, après « Le Royaume de Zabota » et « 15 avril », le réalisateur relate la vie d'un homme obligé de donner son épouse afin d'obtenir du travail.

« Je veux ta femme » cette phrase n'est pas seulement le titre du dernier film de la structure Africamov. Ce titre récapitule en réalité la question principale du dernier film d'Ibrahim Olukunga.

En effet, Edy est au chômage, il arrive difficilement à joindre les deux bouts. Chaque fois qu'il se retrouve en face d'un bienfaiteur, celui-ci propose à Edy d'une manière ou d'une autre un échange qui se résume à cette phrase : « Je veux ta femme ». C'est donc l'histoire d'un homme doublement confronté à un besoin économique et à un devoir moral.

Tout au long des 102 minutes de scènes, le film met Edy et son épouse Fanta au centre de plusieurs incidents imprévus. Au cours desquels, Edy et Fanta sont victimes d'humiliation, de violence et d'harcèlement sexuel. Les spectateurs s'aperçoivent qu'Edy ne sait plus à quel saint se vouer. Il devient par moment triste. Faut-il livrer sa femme contre de l'argent ? Cette question angoisse Edy. Mais le réalisateur arrive à réconforter l'émotion du spectacle.

L'artiste Greg intervient avec les mélodies de sa voix et sa guitare afin de rompre la situation de désespoir qui se présente à l'écran. Sur l'ensemble du déroulement du film, les spectateurs retiennent que cette démarche artistique renforce la beauté du film.

Le film n'a pas uniquement une coloration musicale bien que la musique de Greg permet la sortie et l'entrée en scène progressive des acteurs comiques que sont Ladji, Adams et Da Costa.

En alliant la note musicale au ton comique, la structure Africamov intégre la star system dans ce dernier film avec la vedette Greg. Toutefois, il convient de donner de la précision à la direction des acteurs pour évoluer vers un véritable septième Art. Néanmoins, il faut signaler qu'avec l'environnement difficile à la production cinématographique, Ibrahim Olukunga signe, avec ce long métrage son troisième chef d'½uvre.

Victor Kabré

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