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Braquage et extorsion de 40 millions f cfa : Les agresseurs de Mahamadou Dramé enfin en prison

Le mercredi 08 août 2012, le marché Dibida fut le théâtre d'un acte crapuleux qui restera gravé dans les annales de la justice au Mali. Cheickna Hamala N'Daou, Allaye Sow, Mory Mariko et Mambé Traoré dit Ba venaient de réussir un « gangstering » digne de grands professionnels de la pègre du rang d'Alcapone et autres notoriétés du crime organisé. Mais cette affaire n'a pas eu un dénouement rapide car les criminels restaient en toute liberté au vu et au su de tous. C'est maintenant effectif, ils ont été mis aux arrêts il y a un mois environ. Mais qu'est-ce qui clochait ?
La boutique de la famille Dramé se trouve au quartier de Bamako Coura en face de l'Eglise évangélique. Les versements se faisaient quotidiennement à la BCIM, par Mambé Traoré dit Ba, un des employés de la boutique. Avec les derniers comportements affichés par Mambé, la famille ne lui accordait plus sa confiance il y a environ 25 jours, l'a limogé et fait remplacer par Mahamadou Dramé.
Le mercredi 08 août 2012 vers 09 heures, Mahamadou Dramé a quitté la boutique avec la somme de 40 millions de F CFA pour en effectuer le versement à la BCIM. Le montant était dans un sac de voyage de couleur noire et Mahamadou Dramé conduisait une moto Djakarta. Chemin faisant, dans le marché Dibida, il a été braqué par quatre individus dont trois en tenue camouflée de la Garde Nationale et le quatrième en tenue civile. Apparemment non armés mais ils étaient en possession de gaz neutralisant et de menottes. Ils l'ont brutalisé, menotté, dépossédé de son sac contenant le fonds et voulu l'embarquer à bord d'une Toyota Corolla à plaque d'immatriculation Armées (AMA) pour une destination inconnue. Avec l'affluence de la foule, ils ont abandonné la victime sur place, menottée.
L'enquête fut confiée à la Brigade Territoriale de Bamako Coura sur une plainte de la victime pour braquage et extorsion de ses biens. Ainsi plusieurs investigations effectuées ont abouti à l'interpellation des nommés Mohamed Cheickna N'Daou le 13 août 2012 à 16 h, le Garde Allaye Sow  dit Fousse le 16 août 2012 à 14 h 15, le Garde Mory Mariko le 17 août à 17 h 10 et le nommé Mambé Traoré dit Ba le 17 août à 11 h.
Mohamed Cheikna N'Daou a été inculpé pour association des malfaiteurs, extorsion de biens d'autrui, faux et usage du faux en écriture, actes de tortues et de barbaries. Allaye Sow pour association des malfaiteurs, extorsion de biens d'autrui, actes de tortues et de barbaries. Mory Mariko pour complicité d'extorsion de biens d'autrui et Mambé Traoré pour association des malfaiteurs et complicité d'extorsion de biens d'autrui.
Mohamed Cheikna N'Daou, le cerveau de l'infraction dans la commission de l'ignoble forfait, a conçu, préparé et exécuté du début à la fin les opérations, en accord avec l'aide, le soutien et la participation de deux hommes de tenue, notamment deux éléments de la Garde Républicaine Mory Mariko et Allaye Sow qui ont reçu chacun leur part du butin. Au terme de l'enquête préliminaire,  avec des faits aussi accablants que constants, Cheickna Dramé a été déféré devant le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance en Commune IV du District de Bamako pour suite à donner. En ce qui concerne les Gardes Allaye Sow et Mory Mariko, selon le PV n°252 du 15 août 2012 de la Brigade Territoriale de Bamako Coura, ils devraient être aux arrêts de rigueur à l'Etat Major dudit corps à la date indiquée, ce qui expliquerait leur non conduite devant le Procureur. Mais les deux criminels en tenue étaient totalement libres de tout mouvement, vaquaient à leurs occupations quotidiennes comme bon leur semble, continuaient à exercer leur fonction comme d'habitude à l'Etat  Major de la Garde Républicaine, comme si rien ne s'était passé, comme s'ils n'avaient absolument rien à se reprocher, avec le silence ou la complicité coupable de leur hiérarchie.
Si la tenue mérite tout le respect qu'on lui doit, il appartient à son porteur de l'honorer et de se montrer digne d'elle, mais quand ce dernier, sans conscience, sans état d'âme et sans remord, l'utilise autrement contre les citoyens et leurs biens, dont les impôts ont permis de l'habiller, il appartient au juge de prendre toutes les dispositions nécessaires à l'encontre de ces malfrats. Et c'est ce que vient de faire le juge de la Commune IV, après une remarquable et longue démarche procédurière entamée depuis le 12 novembre 2012 par l'éminent Conseil Me Modibo Sylla. Alors depuis un mois environ les deux gardes croupissent à la Maison centrale d'arrêt de Bamako Coura. Mambé Traoré et d'autres complices ont pris la tangente.
Affaire à suivre...
Mamadou DABO

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