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Vers une élection présidentielle sur mesure : Le Ministre de l’Administration Territoriale s’enfonce dans l’illégalité

Colonel Moussa S Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale

Le compte à rebours a commencé, peut-on dire, entre le gouvernement à travers le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de l’aménagement du territoire (MATDAT) d’une part et les partis politiques et la société civile d’autre part. En accédant à la demande du gouvernement de sursoir à l’exécution du verdict de l’Autorité de Régulation des Marchés publics qui suspend la procédure de passation querellée et ordonne sa reprise conformément à la règlementation en vigueur, la Cour Suprême a ouvert un conflit qui compromet la tranquillité nécessaire à la bonne organisation des élections car la confiance entre les acteurs risque de prendre un coup sérieux. Qu’est-ce qui se trame sur la voie de l’élection présidentielle de 2013 ?
En effet, l’illégalité du marché des cartes NINA a été stigmatisée par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics. La Cour Suprême, le vendredi 31 mai 2013, n’a pas annulé le verdict de l’Autorité de Régulation, mais a plutôt accordé un sursis à exécution afin de mettre tout le monde à exécution devant le fait accompli.

Or, la société Safran Morpho, bénéficiaire du marché des cartes NINA étant une filiale ou un démembrement de la société française SAGEM, elle-même maître d’½uvre du marché RAVEC et donc contrôle de ce fait tout le processus de l’élection de la base de données du RAVEC aux cartes NINA d’électeurs en passant par les listes électorales biométriques issues de ce recensement, ce qui est illégal.
En plus, il se murmure et cela s’avère de plus en plus fondé que l’un des fils de l’un des candidats, Ibk le putschiste du 10 janvier 2013, est impliqué dans la société Safran Morpho peu ou prou. Quel imbroglio !
Pis, si selon nos textes la confection des cartes d’électeurs ne peut se faire ou même commencer en l’absence de la CENI, il s’avère que malgré deux lettres de rappel successives adressées par la CENI au Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, ce dernier n’en fait qu’à sa tête. Et aux dernières nouvelles, environ 3 500 000 cartes auraient déjà été imprimées.
Alors pourquoi ce déni de légalité, pourquoi ces manquements successifs aux lois et règlements du Mali ?  Quelle grosse magouille se cache derrière tout cela ? Quelle mauvaise surprise nous attend encore ?
En tout état de cause, tout se déroule comme si le ministre de l’Administration territoriale était le prince qui agit à sa guise sous les yeux des partis politiques et de la société civile qui se comporte en ponce Pilâte.
Le Mali sera-t-il livré pieds et poings liés à ceux qui ont tenté le putsch du 10 janvier 2013 à Bamako alors que leurs collaborateurs attaquaient Konna ?
Qui vivra verra.

Mamadou DABO

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