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Fin de course pour Zanga Diarra, sous préfet de Fana : Aux arrêts pour escroquerie de 6 millions de F CFA à Bégné NIARE

Convoqué depuis le vendredi 24 mai 2013, l’invisible Sous Préfet de Fana a été finalement rattrapé et mis au gnouf le jeudi 30 mai 2013 pour escroquerie d’un montant de 6 millions de F CFA extirpés à M. Bégné NIARE, chef de l’entreprise Niaré Froid. La croisade contre les délinquants à col blanc se poursuit. Mais comment Zanga DIARRA a-t-il commis un tel forfait ?
C’est depuis le 14 septembre 2011, par l’entremise de son éminent Conseil Me Modibo Sylla, que M. Begné Niaré a porté plainte auprès du juge à compétence étendue de Fana contre le Sous Préfet M. Zanga Diarra pour escroquerie portant sur un montant de 6 millions de F CFA toutes causes confondues, avec ampliation au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Koulikoro, au Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, au Ministre de la Justice et au Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales. Suivez les faits !
En effet, mettant à profit sa fonction de Sous Préfet de Fana, qu’il a utilisée comme moyen de persuasion, M. Zanga DIARRA, sous cette casquette a approché M. Bégné NIARE pour lui proposer d’acheter une grande surface de terrain d’environ 13 hectares qui serait intéressante, située à TINGOLE et KOROKORO dans le Cercle de Fana, son ressort administratif. Ensuite pour convaincre  davantage sa victime, il lui a affirmé qu’il faciliterait et se chargerait personnellement de toutes les opérations et démarches administratives en vue de l’obtention des Titres Définitifs afférents.
La première man½uvre frauduleuse de M. Zanga DIARRA dans la commission de son forfait conçu et préparé par avance, a été la rédaction par lui-même, séance tenante, sur feuille quadrillée du prototype de la demande de Titre Foncier à adresser au Domaine de Fana, au moment même où il terminait de faire sa proposition mielleuse. La seconde a été les propos rassurants ténus à sa victime en se tapant la poitrine, selon lesquels, que s’agissant des Titres Provisoires, que ce dernier n’avait pas de soucis à se faire, car, c’était lui-même, M. Zanga DIARRA, Sous Préfet de Fana, Premier Représentant de l’Etat dans la localité, Maître incontesté de la situation, qui demeure  l’auteur et le signataire des Titres concernés. D’ailleurs, pour le prouver, il établira sur le champ les 6 (Six) Titres Provisoires de Concession Rurale afférents, en prenant soins de  porter des dates différentes pour tenter de camoufler son forfait, mais en oubliant que toutes les demandes à lui adressées sont du 05/10/2008. Ainsi, on pourra constater curieusement que certaines décisions portent des dates antérieures à celles de leur demande, dont elles devraient être logiquement et chronologiquement les suites. Pis, deux des décisions sont signées respectivement un samedi et un dimanche, jours non ouvrables.
Après avoir convaincu sa victime de la sincérité et de la régularité de l’opération et des prétendus avantages qu’il pourrait en tirer, Zanga l’a ainsi mis en confiance et bien conditionné, par la suite, comme un prédateur qui a maîtrisé une proie qui demeure à sa merci, il venait en toute quiétude prendre de l’argent en espèce à M. NIARE sans se donner la peine de lui délivrer de reçu, comme il a l’habitude de le faire avec tous ceux qui ont eu la malchance de le connaître et de traiter avec lui dans ce domaine, souvent, selon ses caprices. Sans réaliser le risque qu’il encourait, il lui demandait d’aller verser un montant déterminé dans un compte particulier dans une banque de son choix.
Bien qu’il ait fait tant saigner financièrement sa victime et s’en abreuver à c½ur joie et à satiété comme un vampire, M. Zanga DIARRA n’a jamais pu mettre à la disposition de M. NIARE un cm2 de parcelle, pour la simple raison, que, connu dans sa circonscription comme le spécialiste des malversations foncières craint et répugné, dignes de tous les maux, ses administrés qui n’ont ni considération, ni crédit, encore moins de respect à son endroit, ont, dans l’élan de la défense du corps social en communion avec leurs responsables élus (Maires et Conseillers Municipaux), tout simplement opposé un refus absolu à l’occupation des parcelles  » attribuées  » par le Sous Préfet à M. NIARE, ainsi, ont refoulé ce dernier comme un mal propre en lui apprenant à ses dépens, qu’ils ne permettront plus à Ce Sous Préfet, qui est toujours mouillé dans de telles affaires, de continuer à abuser de leur Terroir comme d’un patrimoine qu’il aurait hérité.
S’étant rendu compte qu’il venait d’être épinglé, dans sa tentative désespérée de décourager M. NIARE pour le faire renoncer, dans le seul but d’étouffer l’affaire, dont il était convaincu, qu’elle allait l’éclabousser si elle s’ébruitait, M. Zanga a tout mis en ½uvre pour ne pas rencontrer ce dernier, sachant bien ce que serait le sujet de leur discussion et sa température. Ensuite refusait même de répondre à ses appels téléphoniques, mettant ainsi ce dernier  dans l’impossibilité d’avoir un interlocuteur qui pourrait au moins lui fournir des informations.
M. NIARE pouvait donc dire adieu aux belles terres qui lui étaient promises, mais pis, n’arrivait pas à se faire rembourser par ce fonctionnaire qui s’était métamorphosé en fantôme, non joignable sur aucune ligne téléphonique, qui, pour éviter le lynchage public de ses victimes abusées en ébullition, abandonne son bureau, ne rentre que tard la nuit chez lui pour sortir très tôt le matin, afin de ne pas être retrouvé et se faire humilier et ridiculiser par lesdites victimes au sein de son administration ou dans sa famille, dont nul ne connaît le nombre, y compris lui-même, qui auront intérêt à constituer aujourd’hui une association, afin que justice puisse leur être rendue.
En tout état de cause, Zanga Diarra médite désormais sur son sort entre quatre murs. La justice a mis fin au ravage commis par ce délinquant à col blanc, qui constituait une menace et un danger  pour l’ordre social, mais aussi un virulent virus qui s’attaquait au portefeuille du citoyen. Du coup, en le neutralisant et en le mettant hors d’état de nuire, la justice contribue à moraliser et sécuriser les transactions foncières et de restaurer l’Autorité de l’Etat bafouée par le comportement de ce fonctionnaire, dont la sanction exemplaire servira de leçon pour dissuader tous ceux qui seraient tentés de l’imiter.
Il faut ici et maintenant rendre un hommage mérité au Ministre Malick Coulibaly, au Procureur Général Daniel Tessougué, au Procureur Général Dicko de la Commune III et au Doyen des Juges Faguimba Kéïta de la Commune IV pour leurs remarquables contributions au progrès réalisé par la Justice en si peu de temps.

Mamadou DABO

Mali Web

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