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Flagrant délit d'incivisme à Ouaga 2000

Cher Wambi,

 

Travaux champêtres obligent, comme partout ailleurs dans le Burkina profond, le temps est devenu si précieux à Laye que le marché, jadis inaccessible, ne retrouve son monde qu'enfin de semaine.

Et il en sera ainsi jusqu'au terme de la campagne agricole, tant chacun entend se battre pour sortir de l'enfer de l'assistanat.

En attendant, après quelques semaines d'interrogations, l'espoir renaît au village, où la couleur ocre des champs ancestraux a fait place à ce tapis vert hérité des jeunes pousses.

Mais quelle est la hauteur d'eau tombée dans la semaine du jeudi 30 mai au mercredi 05 juin 2013 dans nos différentes stations, me demandes-tu ?

Il n'y a que les sorciers du ciel, cher cousin, pour t'y répondre : Dori = 0 mm ; Ouahigouya = 20,2 mm ; Ouagadougou-aéro = 4,6 mm ; Dédougou = 16,9 mm ; Fada N'Gourma = 37,3 mm ; Bobo-Dioulasso : 27,9 mm ; Boromo = 2,9 mm ; Pô = 55,1 mm ; Gaoua = 24,6 mm ; Bogandé = 5,5 mm.

 

Cela dit, cher Wambi, voyons maintenant ce qui fait l'actualité politique sur les rives du Kadiogo ces jours-ci.

Si l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi sur le Sénat continue d'alimenter la chronique, la grogne qui vient de l'opposition ne saurait elle non plus être reléguée au second plan.

Et avant la protestation prévue pour le 29 juin, Zéphirin Diabré, le chef de file de l'opposition, a pris son bâton de pèlerin pour annoncer son credo aussi bien aux présidents de nos institutions républicaines qu'à la hiérarchie des communautés coutumières et religieuses de notre pays.

En tout cas, le chantre de l'alternance n'entend pas rester en si bon chemin, pourvu seulement que l'opposition politique, aux destinées de laquelle il préside depuis mars 2013, fasse corps avec lui, si  elle veut vraiment transformer l'essai.

 

Mais quid de la crise dans l'arrondissement 4 de la capitale, née de l'élection contestée du maire Anatole Bonkoungou ?

Après son installation, contre vents et marées, le bras de fer ne fait que se durcir entre lui et ses contempteurs du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dont il est pourtant issu:

aux dernières nouvelles, cher cousin, en dépit des appels à la raison, au sommet du parti, on tiendrait coûte que coûte à avoir la tête de celui-là qui a osé défier les têtes pensantes du CDP ; d'où la stratégie de blocage en ½uvre actuellement dont l'objectif serait la paralysie du Conseil municipal et l'instauration  d'une délégation spéciale.

Anatole Bonkoungou pourra-t-il y résister ? Difficie d'y répondre, mais la campagne pour le boycott des sessions du Conseil semble déjà lancée, hélas !

 

Cher cousin, à en croire la confidence que m'a faite ton oncle Ragomedoglba à Nobéré, Kombissiri, la capitale de la patate douce, vibrera ce week-end, précisément le dimanche 9 juin 2013, au rythme d'une manifestation nationale de la Fédération associative pour le développement et la paix avec Blaise Compaoré (FEDAP-BC). Cela ne doit pas te surprendre, car, il y a un peu plus d'un mois, je t'annonçais, dans une de mes missives, la ronde des 13 régions du Burkina faite discrètement par l'état-major de cette structure hybride.

Pour le grand rassemblement de ce 9 juin, sache qu'il s'agira pour la FEDAP-BC de marquer le démarrage officiel de ses activités. Il m'est également revenu, cher Wambi, que la cérémonie, patronnée par le président national de l'association, Adama Zongo, maire de Tanghin-Dassouri, sera coparrainée par Jean-Bertin Ouédraogo, le ministre des Transports, des Infrastructures et du Désenclavement, et le P-DG de Planor Afrique, Apollinaire Compaoré. En marge de l'évènement,  par ailleurs en présence des présidents d'honneur nationaux et provinciaux, il sera procédé au lancement de la confection des cartes de militants.

En attendant donc dimanche pour en savoir davantage sur le contenu des activités, comme tu ne dois pas t'en douter, la révision de l'article 37 s'invitera à ses retrouvailles des inconditionnels de Blaise Compaoré.

 

Te souviens-tu de ces propos, cher cousin ? «... Chaque membre du gouvernement a décidé de construire dix (10) latrines dans son vil/age, dans son quartier, dans son secteur. J'aimerai que les journalistes puissent vérifier dans un an. Prenez un ministre au hasard, dites-lui de vous amener dans son village ! Je vais voir si vous avez construit les dix (10) latrines. Nous avons fait cela pour donner un signal fort qu'il nous faut ces latrines. Ces latrines permettent de maintenir l'hygiène. Ensuite, il faut montrer aux gens comment les utiliser». C'est l'appel que lançait le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, aux hommes de médias lors du point de presse de l'an I de son gouvernement le 24 avril 2012. Il avait d'ailleurs été pris au mot par le Réseau d'information et de communication pour l'hygiène, l'eau potable et l'environnement (RICHE) qui, faisant de la sensibilisation et de la facilitation de l'accès aux latrines l'un de ses chevaux de bataille dans le cadre de l'initiative Assainissement pour tous porté par des leaders (ATPL), a multiplié des sorties de terrain pour vérifier, un an après, la tenue de ces engagements des membres du gouvernement, notamment dans les régions du Plateau central, du Nord et du Centre-Ouest. Ces sorties, qui ont révélé des taux de réalisations de 0% dans le Plateau central, 20%

dans le Nord et 30 % dans le Centre-Ouest, avaient d'ailleurs permis de booster l'engagement de certains ministres retardataires, chose dont je me suis fait l'écho dans mes précédentes missives, même si certains se font attendre. Eh bien, il te plaira d'apprendre que le Premier ministre, himself, a fini les 30 latrines qu'il avait promis de construire dans son patelin de Pouni et que la remise officielle des clés est prévue pour le 15 juin prochain. Comme quoi, la charité bien ordonnée a été respectée et gageons que l'exemple donné par le chef du gouvernement sera suivi par les autres membres du gouvernement, en l'occurrence ceux du Plateau central.

A bon entendeur ...

 

Cher Wambi, comme tu l'as sans doute toi-même vécu, la 5e édition du marathon international Ouaga-Laye de L'Observateur Paalga, remporté par l'Ethiopien Bekele Bule en 2h 31'04 le samedi 1er juin dernier, s'est déroulé dans une ambiance bon enfant. Les prix qui n'ont  pu être remis lors de la cérémonie en direct dans le jardin de la RTB pour des raisons de timing et de mauvais temps le seront ce vendredi  à 10h au siège du journal de Nakibeugo.

Je te rappelle qu'au titre des lauréats, il y a des athlètes inscrits à Laye, notamment Justin Kaboré (et non Zongo comme malencontreusement écrit dans L'Observateur Paalga d'hier) et Justin Taoko.

Tous sont priés de se présenter, munis de leur dossard.

 

Cher cousin, quand on parle d'incivisme, on pense tout naturellement aux casseurs de feu-rouge ou aux brûleurs de sens interdits et, d'une manière générale, à tous ceux-là qui ne respectent pas les biens publics.

C'est-à-dire, bien sûr, l'homme de la rue, les frondeurs du monde scolaire et le peuple du secteur informel. C'est vite oublier, cher cousin, que même dans les quartiers les plus huppés de Simonville, pardon Marin-land, à commencer par Ouaga-2000, on enregistre des cas notoires en la matière.

Y a-t-il en effet pire incivisme que le non-respect des prescriptions réglementaires et du cahier des charges en matière de construction propre à chaque zone urbaine ?

A ce sujet, on m'a rapporté le cas dramatique d'un propriétaire foncier qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Propriétaire d'une villa en location dans la zone A1 de Ouaga-2000, il découvre un beau matin sur la parcelle voisine une villa R+4 en construction, totalement collée à son mur côté nord, et en violation de bien d'autres prescriptions :

- non-respect du recul minimum par rapport à la voie la plus importante ;

- non-respect du recul minimum par rapport aux autres murs mitoyens ;

- interdiction de construire sur lesdits murs mitoyens ;

- enfin, interdiction d'ériger un R+4 dans une telle zone.

Devant tant d'irrégularités, qui ne sont pas sans conséquences sur la location de la villa, l'infortuné propriétaire en a saisi dans un premier temps le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme.

Il s'en est suivi une injonction d'arrêt des travaux de l'immeuble R+4 par la Direction générale du contrôle de l'habitat.

Malgré cette inspection, les travaux ont continué de plus belle.

En désespoir de cause, le malheureux proprio saisit le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou qui, par un jugement en référé, ordonne l'arrêt immédiat des travaux, sous astreinte de 50 000 F CFA par jour de retard.

Malgré ce jugement, les travaux de l'immeuble R+4 se sont poursuivis avec tous les désagréments que cela cause au locataire de la villa victime qui envisage de foutre le camp.

Mais alors, cher Wambi, question :

Qui peut bien être le propriétaire de l'immeuble R+4 qu'on édifie en violation de toutes les règles urbanistiques et au mépris des injonctions des instances réglementaire et judiciaire ?

Selon toute vraissemblance, il y a des "mogos" puissants dans cette affaire qui pourrait bien déboucher sur une affaire d'Etats.

Je dis bien d'Etats, au pluriel, parce qu'aussi bien de hauts gradés de notre pays qu'une haute personnalité du sérail politique ivoirien sont régulièrement cités dans l'affaire.

Aux dernières nouvelles, le malheureux propriétaire, par souci de conciliation, a accepté le rachat de sa villa pour mettre fin à ce conflit foncier. Mais une fois cet accord conclu, les intéressés se font invisibles depuis des mois et des mois. Affaire à suivre...

 

Ainsi naissent les révolutions, hélas, cher Wambi. Alors que l'insondable Tipoko, dont je t'ouvre le carnet secret, continue de ruminer sa peine, le devoir m'appelle encore à Laye ce samedi 8 juin 2013.

Oui, c'est ce jour en effet à partir de 10h à la place de la mairie que sera officiellement installé le nouvel édile de Laye, Jean-Marie Zongo.

La cérémonie sera présidée par le haut-commissaire du Kourwéogo, parrainée par le maire de Tanghin-Dassouri, Adama Zongo, et co-parrainée par l'opérateur économique Yacouba Soré.

Du grand monde en perspective.

 

n Aide-toi et le ciel t'aidera, dit-on. Les étudiants logés à la cité universitaire de Kossodo semblent avoir fait leur cet adage. En effet, excédés par l'odeur pestilentielle et les autres désagréments que leur causent les déchets déversés par des entreprises de vidange de fosses septiques non loin de leur cité, ils ont décidé de prendre leur sort en main en arraisonnant une dizaine de camions de vidange venus  vider  leur contenu nauséabond au début de cette semaine. Ainsi, les étudiants ont décidé de garer les camions, sommant leurs chauffeurs d'avertir leurs patrons que les véhicules automobiles ne leur seront rendus que contre paiement de dommages et intérêts qu'ils estiment à 3 millions de F CFA. Prions, cher cousin, que les choses ne s'enveniment pas et que les différentes parties puissent accorder leurs violons. Que nos amis vidangeurs aillent désormais déverser leurs déchets ailleurs qu'à proximité de logements.

 

n  «Où est donc passé Issa Sondo?». Ainsi se demandait-on il y a juste une semaine. La réponse, on l'a désormais, ou du moins on a un peu de lumière là-dessus. En effet, intrigué par cette disparition pour le moins mystérieuse et rocambolesque de cet orpailleur de Sondo le 11 avril 2013 dans la commune de Mané, ton cousin Patarbtaalé a essayé de fouiner pour en avoir le c½ur net, persuadé qu'un individu ne peut disparaître dans cette zone sahélienne, en pleine saison sèche, comme une aiguille dans du foin. Et ses recherches ont porté fruits, puisque, lui a-t-on appris, Issa Sawadogo de son vrai nom, et son neveu Hamado qui l'accompagnait cette nuit-là auraient tout simplement été appréhendés par les forces de sécurité sur l'axe Mané-Kaya alors qu'ils détenaient par-dévers eux des armes à feu et d'autres objets dangereux. A quelles fins ? Peut-être en saurons-nous davantage si d'autres langues se déliaient.

 

n Une nouvelle qui devrait réjouir bien de parents d'élèves est la réintroduction de la morale dans l'enseignement primaire. En tout cas, c'est ce qui se susurre dans les milieux proches du ministère. Si on voit combien effectivement l'incivisme a pris le dessus ces dernières années, il est indéniable qu'une telle mesure est salutaire, même si, à elle seule, elle ne peut guérir cette plaie sociale sans l'accompagnement de tous. Alors, vivement la leçon de morale !

 

n La presse burkinabè veut faire vivre au public le match des Etalons contre le Mena du Niger à Niamey le dimanche 9 juin prochain. Pour ce faire, elle a approché certaines bonnes volontés pour leur demander de lui faciliter les conditions du voyage. Parmi ces mécènes, Hamado Traoré, ancien président du RCK et DG d'ECODIS Excel, qui n'a pas hésité un seul instant à voler au secours des journalistes sportifs, leur offrant un appui fort  satisfaisant. Il en de même du P-DG de SOMIKA, Adama Kindo, et du ministre des Sports et des Loisirs, qui ont mis la main à la pâte. Ainsi donc, un car sera affrété pour rallier à partir de Ouaga la capitale nigérienne. Le départ est prévu pour ce samedi 8 juin à partir de 6h devant le siège de L'Observateur Paalga. Il ne reste plus à chaque journaliste qu'à  s'assurer le gîte et le couvert.

 

n Madi Ouédraogo, mécanicien au sein du département de la surface à la mine industrielle de SEMAFO, ne verra plus sa femme et ses trois enfants : en effet, le 2 juin 2013 aux environs de 14 heures, il a été victime de noyade alors qu'il procédait à l'installation d'une pompe. Aussitôt son décès constaté par le service de santé de SEMAFO, la gendarmerie s'est rendue sur les lieux pour les constations d'usage, et un arrêt de travail,  décidé par la Direction générale, a été observé.

Une délégation de la mine est allée porter la triste nouvelle à la famille du défunt en présence du maire de la commune de Bana et des notables du village de Wona où résidait Madi Ouédraogo.

Dans un communiqué de presse, SEMAFO souligne l'abnégation au travail du disparu dont l'équipe a du reste été distinguée en 2011 avec le prix du Programme de Reconnaissance dans la catégorie "Réalisation exceptionnelle". Depuis son ouverture en 2008, c'est le premier accident dramatique que la mine de Mana a enregistré.

 

n Nul doute que, dans les jours à venir, la province du Bazèga fera un bond vers le développement : en effet, l'Association des commerçants du Bazèga pour le développement du Burkina Faso sonne le rassemblement ce samedi 8 juin 2013 pour le lancement de ses activités. La structure, que dirige Abel Compaoré, compte contribuer à la création d'emplois, d'opportunités d'affaires et d'entrepreneuriat. C'est d'ailleurs pour atteindre ces objectifs que les membres de l'association ont décidé de placer leur première assemblée générale sous le thème : "Commerce et développement". Alors fils et filles du Bazèga, vous êtes invités au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) dès 8h pour cette rencontre, coparrainée par le P-DG du Groupe Planor-Afrique, Appolinaire Compaoré, et le P-DG de Technibat du Faso, Djibril Nikièma.

 

n Burkina Faso : Les opportunités d'un contrat social ; c'est le titre de l'ouvrage publié aux éditions L'Harmattan Sénégal par le Dr Alain Edouard Traoré, notre ministre de tutelle. C'est un document de 134 pages écrit par les services du porte-parole du gouvernement sous la direction du ministre Traoré.  Ce livre est «une analyse, sans ½illères, de l'ampleur et de l'étendue de la crise de 2011, une évaluation de ses causes profondes et de son déroulement factuel, et cela, dans le but d'en tirer toutes les leçons pour l'avenir du système démocratique burkinabè». Celui qui a dirigé l'équipe de rédaction de cette ½uvre, le ministre Alain Traoré,  faut-il le rappeler, est docteur en philosophie politique, docteur es sciences juridiques de l'université de Lille (France). Burkina Faso : Les opportunités d'un contrat social évoque les facteurs et les réalités de la crise qui a secoué le Burkina Faso en 2011 par suite de la mort de l'élève Justin Zongo à Koudougou et en propose des solutions définitives. Il est actuellement en librairie.

 

n Le Dr Soungalo Ouédraogo, directeur de l'Education et de la Formation à l'Organisation internationale de la Francophonie, vient, lui aussi, de publier un ouvrage : en effet, hier 6 juin 2013 en présence du Pr Moussa Ouattara, le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, le Dr Ouédraogo a dédicacé son roman, intitulé Somboulio. L'auteur, spécialiste d'économie de l'éducation, dans cette fresque romanesque, a  magnifié la rigueur, l'intégrité, l'altruisme, la générosité et la piété comme repères incontournables dans ce monde. Ces valeurs, il les a fait incarner par son personnage principal, Somboulio, dont le nom signifie en mooré "le bien a germé". Ce roman, de 193 pages,  paru aux éditions Buco, met en exergue la piété du héros et le côté éducation pour le développement (domaine de prédilection de l'auteur) reste omniprésent dans l'½uvre.

L'Observateur Paalga

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