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Vision Express sur… : Jeunesse et croissance économique en Afrique

« La jeunesse est l'avenir d'un pays ». « Jeunesse, fer de lance de la Nation ». Ce sont là, autant d'assertions, utilisées généralement par les hommes politiques pour dire tout le bien qu'ils pensent de la jeunesse. Et la place qu'ils entendent accorder aux jeunes dans leurs programmes de société. Ce type de refrains sont ressassés à longueur de journées, surtout en périodes de campagnes électorales.

Au-delà des déclarations d'ordre politique, il faut bien admettre que la jeunesse peut constituer une véritable richesse, pour peu qu'on lui accorde l'attention, la formation et les moyens de son épanouissement. Pour ce qui concerne particulièrement l'Afrique, la jeunesse doit être considérée comme une véritable richesse, et non un fardeau qu'on cherche à déposer dans un angle mort, au fond de la case. Après tout, la jeunesse constitue la majorité de la population du continent.Selon un communiqué de la Banque africaine de développement, citant la Banque mondiale, « Avec près de 200 millions d'habitants âgés de 15 à 24 ans, l'Afrique possède la population la plus jeune du monde, et celle-ci s'accroît à vive allure. Le nombre de jeunes en Afrique aura doublé d'ici 2045. De 2000 à 2008, la population en âge de travailler (15-64 ans) est passée de 443 millions à 550 millions, soit une hausse de 25 %. Sur une année, cela équivaut aussi à une augmentation de 13 millions, soit 2,7 % (Banque mondiale, 2011a) ». A l'augmentation fulgurante du nombre de jeunes, il faut ajouter que cette jeunesse est de mieux en mieux formée. On estime qu'à l'horizon 2030, 59 % des Africains de 20 à 24 ans auront reçu un enseignement secondaire, contre 42 % actuellement.

Il convient donc que les dirigeants prennent à bras le corps le devenir de cette jeunesse, s'ils veulent éviter au continent l'explosion sociale en créant des opportunités d'emplois pour l'insertion socio-économique de cette masse humaine grandissante. Car, « ventre creux n'a point d'oreille », dit-on.

C'est dans cette perspective, que « le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé l'octroi d'un crédit de 50 millions de dollars afin d'aider le Burkina Faso à lutter contre la pauvreté et augmenter la stabilité sociale, en donnant à ses jeunes au chômage ou sous-employés la possibilité d'accéder à des emplois temporaires ainsi qu'à des formations professionnelles », a-t-on appris par un communiqué publié, le 23 mai 2013, par cette institution. Ce financement s'inscrit dans le cadre du Projet d'accès à l'emploi et de développement des compétences des jeunes. Il vise à offrir des emplois temporaires et des formations professionnelles à plus de 46 000 jeunes déscolarisés. Ce qui rentre en droite ligne de l'axe 2 de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), à savoir : « consolidation du capital humain et promotion de la protection sociale ».

Aly KONATE [email protected]

L'Express du Faso

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