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Femmes élues du Faso : Difficile rupture du silence

Qu'elles soient députées ou maires ou conseillères municipales, les élues burkinabè sont encore loin d'avoir donné toute l'étendue de leur potentiel en matière de promotion de la gouvernance publique. Ainsi, depuis le début de la nouvelle mandature, elles observent une (relative) position de retrait dans le débat national.

Les élections couplées du 2 décembre 2012 terminées que la gent féminine peine encore et toujours à se distinguer. Investies de leurs attributs, ses ''représentantes'' sont toujours à la recherche de leurs marques.

Sur le plan du nombre, elles représentent moins de 20% des effectifs au Parlement. Au niveau des mairies, toutes les grandes communes du Burkina sont actuellement dirigées par des hommes. Un regain de machisme qui, à l'évidence, confirme une domination masculine du débat public national.

Tout reste à construire

A l'hémicycle elles sont pourtant quelques-unes à occuper des postes de vice-présidence (Fatouma Diendéré/CDP) de diriger des Commissions (Pascaline Tamini/CDP, Rosine Compaoré/UPC) ou le Secrétariat parlementaire (Rosalie Bassolé/CDP) pour ne citer que celles-là.

Pour autant il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à créer effectivement les conditions d'un débat équilibré et serein.

Complémentarité et rupture positive

Sur le terrain de la conquête des espaces de liberté et d'expression, il appartient sans aucun doute aux femmes elles-mêmes de se donner les moyens techniques pour pouvoir se construire des personnalités publiques à la hauteur des enjeux. Qu'il s'agisse du niveau national ou international. En évitant de rester continuellement enfermées dans l'arrière cuisine de la république, avec ces histoires de pagnes de 8 mars mal noués...

Mais pour en arriver là, elles ont aussi et surtout besoin de s'appuyer sur le soutien et la complémentarité des hommes. Faute de quoi aucune formation politique ne parviendra d'elle-même et dans des conditions suffisamment objectives à atteindre les fameux quotas de représentativité en vigueur.

Car, il est évident que dans un environnement socioculturel ou politique rime très souvent avec jeu de muscles, la place est loin d'être assurée à l'avance pour les femmes. Surtout que les concernées elles-mêmes ne s'accordent pas toujours la meilleure façon de mener la lutte.

Juvénal Somé

Lefaso.net

Le Faso

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