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Les propositions du CLA pour réformer le bac

D'abord, il faut arrêter le seuil interminable des programmes ainsi que le choix des sujets est une formule antipédagogique. Puis établir un bac professionnel. Diminuer le nombre de matières lors de l'examen et enfin rétablir le système de rachat ainsi que celui des délibérations par le jury ayant corrigé les copies des candidats et d'abandonner le système de rassemblement des copies des candidats par région et de revenir à l'ancien système. Tout le monde aujourd'hui s'accorde à dire que le baccalauréat a perdu de son aura, de sa valeur. Les forts pourcentages et les satisfactions des ministres de l'Education, qui ont donné au résultat de l'examen un aspect politique, n'ont convaincu personne. Car pour pouvoir afficher ces résultats, on a dû avoir recours à l'annulation de véritables délibérations et à la création de centres régionaux de rassemblement des résultats des candidats par ordinateurs sans tenir compte de l'aspect humain et réel de l'examen dans la transparence. On a aussi eu recours à un baccalauréat de choix de sujets, ce qui est antipédagogique et à un seuil de programme interminable. Les candidats faisaient abstraction du troisième trimestre, ce qui donnait un baccalauréat au rabais et une montée de la violence dans les établissements. Pour mettre un terme à ces maux, nous pensons que le rachat au baccalauréat peut sauver cet examen et lui rendre son intérêt et sa crédibilité. On procèdera au calcul de la moyenne finale du baccalauréat selon deux formules différentes et dont on retiendra la plus avantageuse pour l'élève. La première moyenne arithmétique ne tient compte que des résultats obtenus lors des épreuves écrites, pratiques et appliquées du baccalauréat, c'est-à-dire qu'elle sera égale au ratio du total des notes du baccalauréat dans les différentes matières sur le total des coefficients qui leur sont affectés. Dans la seconde formule de calcul de la moyenne finale du baccalauréat, on tiendra compte en même temps des résultats obtenus au baccalauréat et de la moyenne générale au cours de l'année. Dans ce cas, la première composante sera affectée du coefficient 3 pour la moyenne du baccalauréat (75% de la moyenne) et la seconde du coefficient 1 pour la moyenne générale de l'année scolaire (25% de la moyenne finale du baccalauréat). La seconde formule ne sera appliquée que pour les candidats ayant eu un parcours scolaire au lycée sans problème disciplinaire. Dans tous les cas de figure, il sera tenu compte de la meilleure moyenne obtenue par le candidat, lors des délibérations. Pour les candidats à titre individuel, la moyenne finale au baccalauréat sera calculée sur la base de leurs notes obtenues aux épreuves du baccalauréat uniquement, du fait, bien sûr, qu'ils n'ont pas suivi une scolarité normale dans l'un des établissements d'enseignement secondaire, public ou privé. Une fois ces calculs établis pour l'ensemble des candidats, toutes catégories confondues, l'administration déclarera admis tout candidat justifiant d'une moyenne finale égale ou supérieure à 10/20. Les délibérations doivent se dérouler dans les centres de correction avec des jurys composés des correcteurs. Les résultats doivent être affichés le jour des délibérations dans le centre de correction pour redonner au baccalauréat ses lettres de noblesse des années passées en toute transparence. Cette méthode obligera l'élève à étudier pendants les trois trimestres et à faire attention à la discipline. Dans le cas contraire, il ne pourra pas profiter du rachat. Le choix de sujets doit automatiquement être levé pour ne pas perturber les élèves et redorer son blason au baccalauréat. Quant au système du baccalauréat, il est temps de le passer en deux parties. L'une en 2e AS et l'autre en 3e AS, tout en maintenant le système de rachat. Ceci permettra à l'élève de s'occuper en 3e AS uniquement des matières dites «essentielles» et ainsi on mettra un terme au seuil et procèdera à une régression de la violence. Enfin, nous espérons que le système trimestriel sera remplacé par le système semestriel, car il est inadmissible que le troisième trimestre ne comporte qu'un mois.

El Watan

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