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Danse contemporaine : Salia Sanou dans « l'univers du miroir »

L'institut français (IF) de Bobo-Dioulasso a logé une résidence de création de danses contemporaines. Salia Sanou du Burkina Faso et Takumi Fukushima du Japon en étaient les résidents. Ils ont pendant 10 jours et de par leur dextérité, créé un magnifique spectacle, « Doubaley », c'est-à-dire miroir en français. La restitution a eu lieu le samedi 1er juin 2013 en présence de professionnels et de profanes de danses contemporaines.

Difficile de comprendre, encore moins d'interpréter la création du duo burkinabé-nippon pour le profane de la danse contemporaine. Pourtant, il y a bien un message qui été transmis. Des questions sur les problématiques artistiques, sur les politiques socioculturelles, ont été posées au cours de ce spectacle titré : Doubaley. Cette métaphore traduit une série de questionnements auxquels le duo burkinabè-nippon a voulu répondre. De la simplicité dans le décor, dans la lumière..., cela parce que, informe le chorégraphe, « la création n'est pas totalement finie ». Au son d'un violon joué avec maestria par la japonaise, Salia Sanou fait son entrée sur scène avec des mouvements de corps. Des mouvements qui traduisaient le mystère qu'il y a autour du miroir. Un spectacle d'une heure environ, souvent entrecoupé de paroles et de musiques. Des acclamations, il en a eu au terme de cette belle création chorégraphie. Le public dont la majorité était des profanes dit avoir bien aimé mais... : « J'avoue qu'au début, je ne comprenais pas grand-chose. Ce n'est qu'à la fin que j'ai saisi le message », lance un spectateur. Dure donc, l'interprétation de cet art qui en lui-même est une énigme. Pourtant il est toujours conçu à partir d'une thématique. « Doubaley » pose la question du reflet, du double, de la culture..., et de biens d'autres thèmes que Salia Sanou et Takumi Fukushima ont tenté de symboliser. Au-delà de son aspect objet, Salia Sanou dans sa chorégraphie, essaie de démontrer le mystère qui l'entoure. Objet du quotidien, objet souvent inséparable de l'homme, le miroir, à en croire le chorégraphe, est un symbole fascinant. « Notre utilisation du miroir se limite à se regarder seulement. Le poids de la nostalgie, des identités... » sont entre autres, des questionnements et tentatives de réponses qui ont été présentés dans : « Doubaley ».

Ce projet de création qui a débuté en Narbonne dans le sud de la France, est à sa deuxième session de travail à l'Institut français de Bobo-Dioulasso. C'est donc un travail inachevé mais qui va être davantage peaufiné, car la création se poursuit à Paris, puis à Toulon, Château Vallon... « La lumière, la scénographie, les costumes seront revus pour parfaire l'½uvre », soutient le chorégraphe. Et elle sera présentée officiellement en novembre prochain avant d'initier des tournées européennes et africaines.

Bassératou KINDO

L'Express du Faso

Le Faso

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