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Ghana: le chef de la sécurité de l'aéroport international arrêté pour trafic de drogue

Le patron des services de sécurité de l'aéroport international d'Accra a été arrêté aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne, selon deux documents obtenus mercredi par l'AFP.

Solomon Adelaquaye, à la tête d'une société privée sous contrat pour assurer la sécurité de l'aéroport d'Accra, est accusé d'avoir agi avec un complice colombien et deux Nigérians, selon le comité ghanéen de contrôle des narcotiques et l'agence américaine de lutte contre les drogues (DEA).

En février 2012, M. Adelaquaye a profité de son autorité pour faire entrer à Accra un ordinateur portable rempli d'héroïne, contre la somme de 10.000 dollars (7.600 euros), indique un communiqué de la DEA obtenu par l'AFP.

Le mois dernier, la bande de complices prévoyait de faire entrer trois tonnes de cocaïne à Accra par paquets de 25 kilos, mais leurs négociations, qui se sont tenues à Accra essentiellement, ont été enregistrées par des agents secrets de la DEA, selon le communiqué.

M. Adelaquaye, âgé de 48 ans, et les deux Nigérians, Frank Muodum et Celestine Ofor Orjinweke, ont été arrêtés à New York le 9 mai, précise la DEA.

On ignore pour quelle raison ils se trouvaient aux Etats-Unis et l'ambassade des Etats-Unis à Accra n'a pas répondu aux requêtes de l'AFP.

Le troisième complice, Samuel Antonio Pinedo-Rueda, âgé de 72 ans, a été arrêté en Colombie le 16 mai et il est sous le coup d'une procédure d'extradition, selon la DEA.

"Le trafic de drogue en Afrique de l'Ouest est devenu un fléau", a déclaré Derek Maltz, agent de la DEA, dans un communiqué datant du 3 juin.

Le comité ghanéen de contrôle des narcotiques précise que M. Adelaquaye était le directeur d'une société privée, Sohin Security, qui a des contrats avec plusieurs aéroports du pays.

Ces contrats "ont fait l'objet d'une suspension immédiate", a précisé le bureau ghanéen.

Selon les documents fournis par la cour de New York, l'héroïne provenait d'Afghanistan et elle était transportée jusqu'au Ghana par M. Pinedo-Rueda.

Selon les experts, le Ghana est une nouvelle plaque-tournante de la drogue: des narcotiques sud-américains et asiatiques y transitent avant d'être envoyés en Europe et aux Etats-Unis.

Les réseaux de transports sont plus fiables au Ghana qu'ailleurs en Afrique de l'Ouest, mais les douanes et les responsables des grands ports y sont toujours très corrompus, relèvent les analystes.

AFP

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