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Annaba : la basilique Saint-Augustin restaurée

Après plus de deux ans de travaux de restauration et de consolidation où la minutie, le doigté et l'habileté manuelle étaient de rigueur, la basilique Saint-Augustin, ce lieu de culte hautement symbolique, a enfin retrouvé sa splendeur d'antan. Les mains expertes de l'équipe en charge de l'opération, à peine une douzaine de personnes entre nationaux et Français, ont permis à «Lalla Bouna» de se refaire une beauté en redonnant aux vitraux leurs couleurs, à l'autel et aux moulures leur éclat, aux murs et plafonds leurs décors et aux marbres toute leur brillance. «C'est un grand merci que nous adressons d'abord à Dieu, puis à tous ceux qui ont contribué à la réhabilitation de cet édifice de convivialité entre musulmans et chrétiens autour du nom du saint homme, cet enfant du pays», a indiqué d'emblée Monseigneur Paul Desfarges, évêque de Constantine et Hippone, lors d'une conférence de presse organisée à l'occasion de l'achèvement de l'opération. Et si cette dernière a été menée avec succès et les 500 millions de dinars qu'a nécessité ce projet «exemplaire et exceptionnel» en matière de partenariat entre l'Association diocésaine d'Algérie et les autorités du pays ont pu être réunis, c'est bien grâce aux facilités accordées par les autorités algériennes et françaises ainsi qu'à la générosité d'Algériens et étrangers, a précisé Mgr Desfarges. Les financements publics ont émané des collectivités locales de Annaba, des institutions culturelles et cultuelles des deux rives de la Méditerranée, de la ville de Saint-Etienne, des ambassades de France et d'Allemagne, de grandes entreprises telles que Sonatrach, Sonelgaz, Total, Lafarge..., détaillera Dominique Henry, directeur du projet. Aussi, le lifting dont a bénéficié cet imposant édifice religieux, dominant la partie basse de Bône, ville marquée à jamais du sceau humaniste du plus grand docteur de l'église catholique, n'aurait pu être réussi sans le concours de bienfaiteurs algériens et étrangers, a-t-il renchéri. Quant au public, rendez-vous est donné à la première quinzaine du mois d'octobre 2013 pour que lui soit dévoilé ce véritable travail d'artistes qu'a réalisé l'équipe professionnelle de restaurateurs. En attendant, Mgr Desfarges, Dominique Henry et père Ambroise, recteur de la basilique, multiplient les démarches auprès de la présidence de la République pour savoir si M. Bouteflika serait présent ou non à la cérémonie d'inauguration. «Nous n'avons toujours pas reçu de réponse de la présidence de la République, pourtant saisie depuis plusieurs semaines. Car M. Bouteflika est attendu pour l'inauguration de l'église restaurée», nous a déclaré en aparté Dominique Henry. «A ce jour, on ignore qui serait là pour l'inauguration. Les plus hautes autorités du pays ne nous ont toujours pas répondu», a, pour sa part, indiqué aux représentants des médias Mgr Desfarges. Pour rappel, lors de la réouverture, en décembre 2010, de la basilique Notre-Dame d'Afrique (Alger), le chef de l'Etat s'était fait représenter par Abdelaziz Belkhadem, alors ministre d'Etat et représentant personnel du président de la République.  

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