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Mustapha Kamel Ennabli et Jalloul Ayed invités du Centre des Jeunes Dirigeants de Sfax

A l’initiative conjointe du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), de l’Ecole Supérieure de Commerce de Sfax et de la Fondation Konrad-Adenauer une Conférence-débat organisée, mardi, à Sfax ayant pour thème La restructuration financière des PME tunisiennes .
D’éminents experts tels que Mustapha Kamel Ennabli et Jalloul Ayed, ont prit part à cette conférence, ainsi que plusieurs chefs d’entreprises, des représentants du secteur bancaire et des professionnels de la finance.

Le Président du CJD, Slim Marrakchi a fait savoir que cette manifestation qui s’insère dans le cadre d’un partenariat avec l’Ecole Supérieure de Commerce de Sfax, vise à débattre des difficultés de financement des PME dans cette période de transition par laquelle passe notre économie.
Mustapha Kamel Ennabli, ex-gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie a, à cette occasion, déploré la complexité des problèmes des PME tunisiennes, soulignant que «les problèmes des PME n’ont jamais pu être résolus, en Tunisie, en dépit des diverses mesures, entreprises». Il a indiqué que le taux élevé de création d’entreprises qui est de l’ordre de 12%, avec la création en moyenne de 50 mille entreprises chaque 10 ans, ne doit pas occulter la dominance du caractère individuel de ces sociétés. Il a évoqué, à ce propos, les chiffres de l’Institut National de la Statistique ( INS )  et de la Banque Mondiale ( BM ) , se rapportant au répertoire des entreprises tunisiennes en 2011, lesquels révèlent que 87% des 600 mille entreprises répertoriées, sont des sociétés individuelles, alors que les entreprises employant plus de 10 personnes, ne représentent que 2%.
L’ex-gouverneur a précisé que les entreprises créées sont dans leur grande majorité, des unités individuelles qui n’ont pas des capacités de création d’emploi, ce qui explique la crise du chômage qui sévit dans le pays.
Les banques jouent d’après lui, un rôle très limité dans le financement des entreprises nouvellement créées qui ont recours à des fonds propres et familiaux.

De son côté, Jalloul Ayed, ex-ministre des finances dans le gouvernement Essebsi, a critiqué la nouvelle Constitution de la Tunisie qui ne renferme, selon lui, pas un seul mot sur l’économie, contrairement aux Constitutions des pays développés tels que l’Allemagne. Il s’est interrogé sur l’existence d’une politique des PME et des TPE (Très Petites Entreprises) en Tunisie, mettant l’accent sur l’intérêt qu’il convient d’accorder à la micro-finance et à l’accompagnement des petites entreprises, pour pouvoir relever les défis de l’investissement.

L’universitaire Khaled Bibi a évoqué pour sa part, la difficulté d’accès au financement pour les entreprises à cause de la prudence exagérée adoptée par les banques dans leur politique d’octroi des crédits. Il a mentionné les défis les plus sérieux auxquels font face les PME tunisiennes qui constituent plus de 80% du tissu économique du pays, à savoir le climat d’insécurité et les profondes mutations sur les plans politiques et socio- économiques par lesquelles passent le pays.

De son coté , Naamen Bouhamed, expert en commerce extérieur a déploré, dans une déclaration au correspondant de l’agence Tap à Sfax, le problème de «l’hypercentralisation» des décisions d’octroi de crédits bancaires, lequel engendre un manque à gagner de l’ordre de 2 à 4 points du PIB, selon les statistiques des institutions financières internationales basées en Tunisie. Ceci constitue, selon lui, un véritable handicap à la création d’entreprises dans les régions.
Il a, également, soulevé le problème de la lenteur du traitement des dossiers d’octroi des crédits par les banques, faisant savoir que la décision d’octroi des crédits, nécessite 4 à 6 mois.
Plusieurs intervenants à ce débat ont, également, pointé du doigt les problèmes du commerce parallèle, du manque de transparence fiscale, de l’endettement des PME et du climat d’insécurité qui freinent la marche de l’investissement et la création d’entreprises.

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