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Sur la question de Kidal : Zou dit non à Hollande

Le président de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas-Faso Hèrè) à la célébration du 2ème anniversaire de son parti samedi passé au Centre international de conférence de Bamako (CICB) n'a pas mâché ses mots face à ce qu'il appelle le paternalisme digne d'une autre époque de la France à l'égard du Mali par rapport à la question de Kidal.

 

Soumana Sacko

Soumana Sacko

Soumana Sacko

De plus en plus des voix et non des moindres s'élèvent contre la gestion faite du dossier de Kidal par la France. Après les syndicats, les associations, les partis politiques se sont emparés de la question. Tous s'opposent catégoriquement à toute présence de l'administration à Kidal sans l'armée malienne. Samedi dernier, à la célébration du 2e anniversaire de son parti au Centre international de conférence de Bamako (CICB), le leader de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas-Faso Hèrè), Soumana Sako s'est montré très indigné par la question Kidal.

 

Après avoir remercié la France pour son intervention contre les jihadistes, Soumana Sako dit  être inquiet de l'attitude plus que trouble et troublante de ce pays quant à Kidal. Il a rappelé que le Mali reste un Etat souverain et n'entend accepter le dictat de qui que ce soit, fut-il la France. Il a fait une mise au point amicale mais ferme et sans ambiguïté, qu'il ne saurait avoir deux commandements dans le bateau malien.

 

« Faut-il rappeler que lorsqu'il s'est agi du redressement du déficit français, François Hollande a cru bon de rappeler à l'Union européenne que ce n'est point à elle qu'il revient de dicter à la France comment elle devrait procéder. En toute logique, il ne convient point que la France dicte au Mali comment Kidal devrait être occupé par l'Administration et l'armée maliennes. Cela s'appelle du paternalisme ; et est digne d'une autre époque. Il faut donc que la France abandonne toute action de protection et de légitimation d'un groupuscule de féodaux, d'esclavagistes, de racistes, de déserteurs de l'armée et d'enfants gâtés de la République, j'ai nommé le MNLA. Que personne ne s'y méprenne : Kidal n'est point sans le Mali et le Mali n'est point sans Kidal », a expliqué Soumana Sako, candidat à la présidentielle de juillet 2013.

 

Le président de la Cnas Faso Hère et ancien Premier ministre va loin en invitant la classe politique à refuser dans l'unisson, toute compromission dangereuse consistant à aller aux élections sans Kidal. Ce serait une faute historique, a-t-il prévenu. Soumana Sako d'insister : l'armée malienne à Kidal, et ce, sans délai, sans condition ni subterfuge.

YATTARA

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