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Gouvernement : Une autre cacophonie ?

En conférence de presse le lundi dernier le ministre de la Communication a indiqué que ce qui se passe à Ouaga n'engage pas le gouvernement, alors que Tiébilé y est envoyé par le président de la République.

 

Les derniers développements de la situation à Kidal ont certainement contraint le gouvernement malien à la fermeté. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Manga Dembélé a animé le lundi dernier à 15h un point de presse dans la salle de conférence de son département où il a été d'un ton très ferme.

 

« L'armée malienne sera à Kidal dans les plus brefs délais, cela quelque soit le prix. Nous regrettons les actes que certains, qui se disent Maliens, sont en train de poser maintenant à Kidal. Le gouvernement condamne ces actes avec la dernière rigueur et leurs auteurs seront punis. La présence de l'armée malienne à Kidal avant les élections n'est pas négociable », a expliqué le ministre Dembélé.

 

Interrogé sur le fait que ce genre de discours n'était plus nouveau avec les autorités maliennes et que cette présence de l'armée était annoncée pour la mi-mai, le porte-parole du gouvernement indique que c'est la première fois qu'il tienne un tel propos avec un tel ton et que les journalistes peuvent en être rassurés. Qu'en est-il de la vague d'arrestations de militaires maliens comme annoncé par le MNLA ? Le ministre de la Communication explique qu'on ne peut pas parler d'arrestations dans ce cas. « Ce sont plutôt des enlèvements, puisque les arrestations ne peuvent être faites que par un gouvernement légitime. En tant qu'Etat nous ne parlons pas de couleur de la peau, mais ce qui se passe à Kidal n'est autre qu'une épuration raciale et les auteurs seront punis », a martelé le ministre de la Communication.

 

Qu'en est-il des négociations de Ouagadougou ? La réponse de Manga Dembélé est claire : « Ce qui se passe à Ouaga n'engage pas le gouvernement ». On ne peut s'empêcher de dire que c'est là une autre cacophonie, parce que Tiébilé Dramé y a été envoyé par le président de la République, Dioncounda Traoré. Ça avait été le cas avec l'ancien Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, dont le cabinet avait eu à tenir ces genres de propos.

Ibrahim Yattara

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