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Mali : Le gouvernement et le MNLA-Haut conseil de l'Azawad acceptent de dialoguer pour de ‘'bonnes élections'' le 28 juillet

Après une journée d'échanges « fructueux » ce lundi 3 juin 2013 à Ouagadougou, le représentant du médiateur de la CEDEAO et les représentants de la communauté internationale dans le processus de sortie de crise au Mali ont rencontré la presse. Au menu de la rencontre : les résultats de leurs échanges qui ont porté sur la gestion de l'après-guerre au Mali jusqu'à la tenue de l'élection présidentielle dans le pays fixée le 28 juillet prochain.

« Les partenaires du Mali, les partenaires de la communauté internationale se sont réunis ici à Ouagadougou pour se concerter sur le processus de paix, le processus de dialogue qui vise essentiellement à créer les conditions favorables à la tenue de l'élection présidentielle sur toute l'étendue du territoire », a indiqué d'entrée de jeu Djibrill Bassolé, représentant du Médiateur de la CEDEAO Blaise Compaoré.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale a ensuite passé la parole au haut représentant de l'Union Africaine, Pierre Buyoya, qui a poursuivi : « Nous nous sommes retrouvés aujourd'hui avec le médiateur pour nous concerter en ce qui concerne le dialogue entre les groupes armées du nord non terroristes et le gouvernement du Mali. Nous avons d'abord eu un briefing du médiateur qui nous a indiqué les démarches qu'il a faites dans le sens de rapprocher les parties. Nous avons ensuite écouté le représentant des autorités maliennes avant le représentant des groupes armés du nord et plus précisément le groupe conjoint MNLA-Haut conseil de l'Azawad ». « Ce fut une journée fructueuse qui nous a permis de faire le point de la situation », a-t-il ajouté.

Résultats des échanges

Quant aux résultats de ces échanges, l'on peut les situer à quatre niveaux : Premièrement, les parties (gouvernement du Mali et mouvement conjoint MNLA-Haut conseil de l'Azawad) sont prêtes pour dialoguer, tout en s'accordant sur les principes suivants : respect de l'intégrité territoriale, de l'unité de nationale, de la souveraineté nationale, de la laïcité.

Deuxièmement, il y a une convergence entre elles quant à l'objectif immédiat de ce dialogue qui est celui de créer les conditions pour que les élections puissent avoir lieu sur l'ensemble du territoire malien.

Troisièmement, les deux parties acceptent de commencer très prochainement des pourparlers directs qui devraient aboutir à un accord cadre, un accord intérimaire.

Quatrièmement, les deux parties acceptent que les détails pour régler définitivement le conflit malien soient négociés après la présidentielle du 28 juillet 2013.

Pour le haut représentant de l'UA, c'est un moment très important qui permet de relancer le processus de dialogue. Et de souhaiter l'aboutissement de ce dialogue dans de meilleurs délais. Le représentant de l'Union européenne, Reveyrand de Menthon et celui des Nations-Unies, David Gressly ont souhaité la même chose.

Les conditions de succès du dialogue

Mais, pour que le dialogue ait une chance de réussir, les représentants de la communauté internationale et de la médiation ont fixé les conditions : « Nous avons aussi, avec l'une et l'autre partie, insisté sur les conditions favorables au dialogue. Toutes les parties devraient s'attacher à créer des conditions favorables, aucune des deux parties ne devrait poser des actes ou actions dans le sens de gêner ce qu'elles ont convenu de faire. Ceci est extrêmement important, surtout nous avons demandé aux parties qu'elles-mêmes et leurs partisans puissent se garder des actes qui pourraient compromettre ce qui est en train d'être fait. Je crois que les uns et les autres ont accepté de faire en sorte qu'il en soit ainsi », a laissé entendre l'ancien président burundais.

Par ailleurs, les représentants de la communauté internationale ont lancé un appel à tous les Maliens de l'intérieur et de l'extérieur pour qu'ils fassent preuve de patience, de retenue afin de donner au processus de dialogue « la chance de contribuer à une bonne élection et à une paix durable au Mali ». Ont également pris part à la présente réunion de Ouagadougou, un représentant de la CEDEAO, de la France et un représentant de la Suisse.

Grégoire B. BAZIE
Ph. Bonaventure PARE

Lefaso.net

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