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«L’ère de la cooptation des présidents est révolue»

Devant l'incertitude politique régnante, des initiatives et appels au changement démocratique voient le jour et se font écho. Ainsi, l'ancien parlementaire, Ali Brahimi, à la tête du Mouvement citoyen pour les libertés et le développement (MCLD), appelle à une «double ouverture de la prochaine échéance présidentielle à travers la réunion des mesures nécessaires pour garantir un vote transparent qui consacre le véritable choix populaire et sa vocation à une véritable transition». Dans une déclaration rendue publique, hier, les initiateurs du MCLD estiment «révolue» l'ère de la cooptation des présidents et qu'il est arrivé le temps où le droit à «l'autodétermination libre des citoyens doit s'imposer». Pour Ali Brahimi et ses camarades, la prochaine élection présidentielle constituerait une étape pour l'amorce d'un processus démocratique. «La prochaine élection présidentielle - à terme ou anticipée - peut être une chance de sortie de l'impasse institutionnelle et de l'errance économique si nous en faisons l'événement fondateur d'un retour au processus démocratique par l'entame d'une transition dont le contenu doit être tout de suite cerné et proclamé dans ses grandes lignes», préconisent-ils. Une option qui se veut capable de «forcer un statu quo régressif et conjurer une catastrophe dévastatrice». Les animateurs du MCLD tablent sur la construction d'un rapport de force populaire pacifique en faveur du projet de société «républicain et démocratique». Cette initiative politique lancée par l'ancien trublion député de Bouira fixe ainsi le cap et ne se laisse pas détourné par les brouillages pouvant venir du régime. «Les péripéties du spectacle des luttes claniques et la propagande du régime ne doivent pas nous tromper. Ni la maladie de Bouteflika et ses vrais ou faux rebondissements, ni les scandales de corruption étalés sans suite judiciaire, ni les divers chantages à l'unité nationale, à l'insécurité ou à l'intervention étrangère, ne doivent nous voiler les vrais enjeux», tempête Ali Brahimi. Ce dernier, qui dresse un sinistre tableau de l'état du pays tant sur le plan politique économique et social, estime que «la révolte gronde». «Otage des luttes de clans et autres obsessions dynastiques, notre pays est livré à la prédation nationale et internationale», tonne-t-il. Plus offensif encore, «culture et pratiques maffieuses et bureaucratiques ont privatisé l'Etat et spolié les richesses nationales au profit d'une oligarchie parasitaire asservie à des intérêts néocoloniaux», charge-t-il. La démarche de Ali Brahimi rejoint dans le fond les autres initiatives lancées depuis quelque temps par de nombreux autres acteurs politiques militants pour la fin de l'autoritarisme en place depuis l'indépendance et l'instauration d'un Etat démocratique. A ce propos, M. Brahimi affiche sa disponibilité à unir les forces du changement. «Tout en réitérant notre humble disponibilité à l'union des forces du changement, nous appelons l'ensemble des patriotes et des militants pour nous confédérer», convie-t-il.  

El Watan

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