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Les travaux du tronçon Constantine-Skikda au ralenti

Les chantiers du tronçon reliant Constantine à Skikda en passant par les terrains accidentés de Djebel Ouahch et El Kentour ont repris, mais les travaux vont au ralenti. C'est M. Debbah, responsable régional de l'Agence nationale des autoroutes (ANA), qui le confirme à El Watan. Les travaux ont, en effet, repris après l'arrêt observé par les Japonais début mai sous prétexte de non-paiement. L'information révélée par El Watan avait provoqué le courroux du gouvernement qui, par la voix du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, avait affirmé que «l'Etat a honoré ses engagements et maintenant c'est au partenaire japonais d'être à la hauteur de ses obligations contractuelles». De son côté, le directeur de l'ANA avait confirmé le virement, le 12 mars dernier, des sommes réclamées par le partenaire japonais au Fonds national d'investissement, en précisant que c'est Cojaal qui tardait à fournir le document de prorogation de caution, pièce nécessaire pour accéder aux fonds. A ce jour, Cojaal n'a pas encore touché son dû, faute d'avoir présenté le document nécessaire. Une attitude qui s'expliquerait par l'incapacité du consortium d'obtenir ce document auprès de ses partenaires banquiers. Après l'attentat de Tiguentourine, les financiers du groupe auraient montré, en effet, des réticences à assurer la caution du groupe en terre algérienne pour cause d'insécurité, auraient-ils argué. Après l'ultimatum adressé par le Premier ministre de livrer le tronçon au mois de mars dernier, Amar Ghoul avait «sommé les Japonais d'améliorer le rythme des travaux sur les tronçons restants pour l'achèvement le projet dans les plus brefs délais». La cadence des travaux demeure faible cependant et les usagers désespèrent de voir enfin ce tronçon ouvert à la circulation. Le trafic dense entre Skikda et Annaba, leurs ports maritimes et le reste des wilayas de l'Est, en passant par Constantine, est devenu problématique depuis des années. L'autoroute devait apporter la solution radicale au problème et désengorger la capitale de l'Est asphyxiée par un flux de transporteurs qui traversent nécessairement son centre-ville. Le tronçon qui contourne Constantine jusqu'à la commune de Zighout Youcef pourrait à lui seul régler la moitié du problème. Ce tronçon sera livré une fois le tunnel de Djebel Ouahch achevé et l'affaissement au niveau du PK224 solutionné. Or, si le tunnel peut être praticable dans un mois, après l'installation des équipements d'éclairage, la contrainte technique sur les 250 m linéaires du PK224 nécessite une étude sérieuse, ce qui empêche M. Debbah de s'avancer sur un délai de réception. En conclusion, les Japonais ont été payés par le gouvernement algérien, mais peinent à retirer leur argent faute de pouvoir présenter les documents nécessaires. Par conséquent, la situation financière du consortium est déficitaire, d'où la difficulté d'honorer les engagements envers les sous-traitants et les employés et l'incapacité de livrer l'ouvrage. Les usagers doivent patienter encore avant de pouvoir circuler sur cette route «maudite».

El Watan

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