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Académie malienne des langues : EN PANNE DE PERSONNEL QUALIFIE

L'Académie malienne des langues (AMALAN) a tenu son premier conseil d'administration, jeudi, dans la salle de conférence du département de l'Education. La session a examiné et adopté les projets et programmes d'activités et le budget 2013.

La cérémonie d'ouverture des travaux, présidée par le ministre de l'Education, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Bocar Moussa Diarra, s'est déroulée en présence notamment de Mme Coulibaly Mariam Koné, directrice de l'Académie malienne des langues et de plusieurs spécialistes des langues nationales.

Mme Coulibaly Mariam Koné a placé cette première session sous le signe de la promotion des langues nationales pour que la population prenne conscience de leur importance. Ouvrant les travaux, le ministre Bocar Moussa Diarra a souligné l'importance des langues nationales, estimant qu'elles devraient devenir des langues de travail au même titre que le français. Le établissement projet de budget 2013 se chiffre en recettes et dépenses à 266,8 millions Fcfa.

Créée en septembre 2012, l'Académie malienne des langues (AMALAN) est un établissement public à caractère scientifique, technologique et culturel doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Elle a pour mission principale de concourir à la promotion et au développement de l'ensemble des langues nationales du Mali.

Plus de 90% de la population communiquent en langues nationales. Ce qui signifie que l'utilisation des langues nationales dans toutes les sphères de la vie publique concomitamment avec le français, la langue officielle, réduira le fossé entre la masse des citoyens et l'administration. De plus, elle favorisera et renforcera l'apprentissage du français par les néo-alphabètes.

L'Académie malienne des langues est confrontée à d'énormes difficultés liées au nombre très insuffisant de chercheurs. En effet, sur 13 unités linguistiques, 5 seulement sont dotées de personnel qualifié. Il s'agit des unités Bamanankan, Fulfulde, Syenara, Mamara et Tyeyaxo. Les 8 autres : Dogoso, Bomu, Soninke, Hasanya, Sonay, Tamacheq, Maningaxan, Xaasongaxanno sont fermées par manque de cadre.

Kadidia BATHILY

L'essor

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