mis à jour le

Club de la presse de Radio Klédu : PLEINS FEUX SUR LA MINUSMA

La 77ème édition du club de la presse de la radio Klédu, consacrée à la prochaine Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), a eu lieu samedi en présence de David Gressly, le chef intérimaire du représentant spécial de la MINUSMA dans notre pays. Il était assisté de plusieurs de ces collaborateurs. L'émission, présentée par Kassim Traoré, journaliste à Radio Klédu, s'est attachée à partager avec les professionnels des médias, et les auditeurs les objectifs de la mission et les attentes des populations, avant son installation proprement dite prévue ce 1er juillet.

L'émission a débuté par une présentation des Nations Unies de sa création à nos jours, par notre confrère Mamadou Khane. Ce dernier a fait la genèse de l'institution depuis la Société des nations SDN jusqu'à l'arrivée de Ban Ki-Moon au Palais de verre de New York, ses organes et surtout ses différentes interventions sur les théâtres d'opération.

Ensuite Damien Cardona, le chef de la communication et information publique de la MINUSMA, a fait une présentation succincte de la crise du Mali et du rôle joué par les Nations Unies de décembre 2012 à nos jours. A ce sujet, il a évoqué les différentes actions menées conjointement avec les autorités maliennes, la CEDEAO et l'UA. Des actions qui ont abouti à la résolution 2100, adoptée par le Conseil de sécurité le 25 avril passé. Cette résolution réaffirme l'attachement ferme des Nations Unies à la souveraineté, à l'unité et à l'intégrité du territoire national. Elle autorise ainsi l'intervention de la communauté internationale pour aider le Mali. Selon Damien Cardona, « cette résolution est le résultat d'un travail qui a commencé depuis longtemps au Mali. Avant la dite résolution, a-t-il dit, un bureau politique des Nations Unies travaillait en coordination avec les différentes représentations du système des Nations unies au Mali ».

Le chef de la cellule communication a rappelé la mission dévolue à la MINUSMA. Celle-ci est une mission de stabilisation qui vient au Mali après une situation de crise pour appuyer les autorités de transition dans le processus politique de sortie de crise. Cette mission est de la plus importante en matière de paix et de sécurité, assure-t-il en notant sa légitimité universelle du fait qu'elle a été votée à l'unanimité par le Conseil de sécurité. Il a également rappelé les 7 points clés du mandat de la MINUSMA : la stabilisation de la situation dans les principales agglomérations du pays, et la contribution au rétablissement de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire, la contribution à l'application de la feuille de route de la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral. A cela s'ajoutent, la protection des civils et du personnel des Nations unies, la promotion et la défense des droits de l'homme, le soutien de l'action humanitaire, l'appui à la sauvegarde du patrimoine culturel, (une innovation majeur en matière de maintien de paix) et l'action en faveur de la justice nationale et internationale.

Les journalistes ont marqué leurs préoccupations pour le respect des droits de l'homme, la protection des populations civiles lors des opérations et le rétablissement de la justice. Sur ces points, les responsables de la mission ont  apporté précisions et assurances.

La chargée de la protection civile de la mission est intervenue pour expliqué le concept de protection des civils, un concept nouveau qui est un moyen de prévention contre les violences faites aux populations civiles notamment les femmes et les enfants. « Les dernières interventions des Nation Unies nous ont amené à prendre en compte certaines préoccupations pour stopper les cas de violences. C'est pourquoi nous allons engager des discussions avec les notables et habitants des zones concernées afin de mettre la lumière sur les éventuels cas de violence », a-t-elle indiqué.

Le responsable des questions des droits de l'homme de la MINUSMA,  Guillaume N'gefa, a signalé que la liste des points clés du mandat de la mission était susceptible d'extensions. « Nous pouvons être amenés à faire face à d'autres situations sur le terrain puisque le concept de la notion du respect des droits de l'homme en matière de maintien de paix et de sécurité est très large ». En plus des sessions de formation aux respects des droits de l'homme prévues pour les troupes, un dispositif de contrôle et de sévères sanctions châtiera ceux qui se seront rendus coupables de violations. « Les rapports seront transmis aux juridictions internationales pour tous ceux qui font déjà l'objet de mandat d'arrêt international », a-t-il rassuré.

Intervenant en dernier lieu, David Gressly, le chef intérimaire de la MINUSMA, a axé son intervention sur le processus de transformation de la MISMA en Casques bleus. Lui aussi a assuré que le processus est en bonne marche et que tout sera fin prêt pour le 1er juillet.

Lougaye ALMOULOUD

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A 

club

AFP

Maroc: Benatia "renonce"

Maroc: Benatia "renonce"

AFP

Foot: le Gabonais Didier Ndong renvoyé dans son club

Foot: le Gabonais Didier Ndong renvoyé dans son club

AFP

Transfert: André Ayew

Transfert: André Ayew

presse

AFP

Sénégal: des ONG renoncent

Sénégal: des ONG renoncent

AFP

Le président soudanais presse les citoyens du Darfour de rendre leurs armes

Le président soudanais presse les citoyens du Darfour de rendre leurs armes

AFP

Burundi: l'ONU presse la CPI d'enquêter sur des crimes contre l'humanité

Burundi: l'ONU presse la CPI d'enquêter sur des crimes contre l'humanité

radio

AFP

RDC: un journaliste de la radio d'Etat tué dans le Nord-est

RDC: un journaliste de la radio d'Etat tué dans le Nord-est

AFP

Amnesty appelle Kinshasa

Amnesty appelle Kinshasa

AFP

Gambie: les autorités ferment

Gambie: les autorités ferment