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Quand le MNLA tient sa force de la France

La position du MNLA est ferme: il n'est pas question que l'armée malienne entre à Kidal. Alors que des négociations ont repris pour aboutir à des élections sur tout l'étendu du territoire, le MNLA durcit sa position et semble même aller trop loin. L'arrestation ce samedi de personnes accusées d'espionnage au profit de l'État malien, confirme que le MNLA n'est pas prêt de faire les concessions qui sont les seules acceptables.

 

On avait tôt fait de croire que le Mali était près du bout du tunnel. Mais la question de Kidal, alors que l'élection présidentielle approche complique les choses et oblige les autorités maliennes à négocier face un MNLA en position de force. Ce que cette force du MNLA révèle de la France n'est ni plus ni moins qu'une connivence.

 

 

Alors que la nécessité est clairement établie que l'armée malienne prenne position à Kidal, tant dans la perspective des élections que pour raison de souveraineté, et que les autorités maliennes ne cachent pas leur fermeté, la France tergiverse. Et quand le MNLA tient sa force de cette France, elle peut se permettre de tenir tête aux autorités maliennes.

 

Certes, le monde entier a applaudi l'intervention française au Mali. Mais si l'on doit la libération d'une partie du nord Mali à la France, celle-ci porte également sur elle la responsabilité de cette complication et de ce durcissement dus au MNLA qu'elle a expressément laissé régner en maitre sur une ville; avec à présent le risque de se mettre à dos ceux qui ont applaudi son action.

 

 

Finalement le fait que la France ait agit pour ses seuls intérêts saute aux yeux et rappelle que cet aphorisme qu'on doit à Charles De Gaulle reste d'actualité: « La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts ».

 

 
On se doute bien désormais que la France cache des ambitions dans cette connivence avec le MNLA. Son empressement pour des élections au Mali, alors qu'une ville reste au mains d'indépendantistes, ressemble fort à une façon d'éluder le problème que pose ce groupe armé touareg.

 

 

On ne peut pas combattre l'intégrisme religieux et laisser s'installer une autre forme d'intégrisme de type racial, ou encore perdre de vue la nécessité pour l'État malien de contrôler tout le territoire.

 

 

 

Par Justin Yarga on 3 juin 2013

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