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Gestion de la crise du nord Mali : « Le cas Kidal, un casse-tête pour les autorités de Bamako » : François Hollande brise les cœurs des maliens et des maliennes, en restant très flou, quant à l’entrée de l’armée malienne dans la ville rebelle de Kidal…

Invité de France 24, TV5 et RFI, le vendredi 31 mai dernier, le président français, François Hollande n'a pas été clair à propos de l'entrée de l'armée malienne à Kidal. Toute position qui paraît bien confuse dans la tête du citoyen lambda, qui ne sait plus à qui se confier pour gérer le cas Kidal devenu une épine sous les pieds pour les autorités maliennes. Fort des propos de M. Hollande, l'on comprend que la situation de Kidal est plus qu'une ambigüité pour les autorités de Bamako et des populations du reste du Mali.

 

 

Jamais, il ne peut et il ne doit y avoir, deux armées différentes dans un même pays. Mais ce à quoi nous maliens, assistions depuis quelques mois, est qu'en plus de la présence de la vaillante armée nationale malienne, il existe une autre armée (parallèle) au nord Mali et particulièrement dans la région de Kidal à travers la présence des rebelles du mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

 

 

En effet, après avoir soulevé l'opération Serval pour libérer les régions du nord Mali, qui étaient tombées dangereusement dans les mains des djihadistes, terroristes, narcotrafiquants et autres islamistes radicaux, le Président Français ne souhaite pas aller à l'encontre de la politique extérieure de son prédécesseur : Nicolas Sarkozy, surtout dans la gestion du cas Kidal.

 

 

Même en reconnaissant cette vérité, qui veut que les uns et les autres comprennent, que la crise au nord du Mali est née des cendres de la crise libyenne (laquelle avait été au centre des préoccupations de Nico Sarkos d'il y deux ans), il semble plus que jamais clair, que cet adage qui dit que l'administration est une continuité est bien respectée en France et par les français.

 

 

Vu l'évolution sur le terrain à Kidal, où les rebelles du MNLA ont refusé et continuent de dire non à toute entrée de soldats maliens dans la région, l'on peut bien soutenir que c'est le cas. Et pour corroborer cette position plus que jamais floue de la France, le Président Hollande, ne s'est pas du tout gêné, le vendredi 31 mai 2013, sur les ondes de : TV5,  France 24 et RFI, soutenant qu'en prélude à l'élection présidentielle, que l'administration peut être déployée à Kidal et que la gestion du cas MNLA pourrait faire après, l'objet de discussions entre les autorités et le mouvement rebelle comme si toute fois, Kidal est un Etat à part entière. La position française par rapport à la gestion du cas de Kidal, nous fait dire que le Président François Hollande, ne veut et ne souhaite pas aller en porte-à-faux, avec la politique extérieure de Nicolas Sarkozy, dont le gouvernement n'avait pas pourtant pas condamné, le 6 avril 2012, quand le MNLA  avait déclaré sur les ondes de la chaîne de télévision France 24 et de la Radio France Internationale « RFI », l'indépendance de la république islamique de l'Azawad.

 

 

Le fait de soutenir sans ambages aux yeux du monde, que le redéploiement de l'administration à Kidal peut se faire maintenant, mais que l'entrée de l'armée dans la région, pour sécuriser les personnes et leurs biens, peut faire l'objet après les élections, de pourparlers entre les autorités de Bamako et le MNLA ; cela sous entend sans nul doute, que la France semble cautionner sans pour autant le dire clairement, le projet d'indépendance à défaut d'autonomie de la région de Kidal.

 

 

Sinon, pourquoi trouver à chaque fois un ou des arguments pour décaler l'entrée de l'armée malienne à Kidal, quand on sait que jusqu'à preuve du contraire Kidal est et reste une région, du moins une partie intégrante de la république du Mali. Vraiment, il est grand temps que la France abandonne cette politique de l'Autriche. Faire semblant d'être avec le Mali, alors qu'au fond c'est tout le contraire, il est plus urgent aujourd'hui, que l'on autorise à l'armée malienne de prendre position à Kidal.

 

 

Au cas où  l'entrée de l'armée malienne ne serait pas effective avant le premier de l'élection présidentielle, est-ce cela n'engendrait pas de conséquences néfastes après ? Attendons pour mieux voir !

 

 

Par Zhao Ahmed Amadou Bamba

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