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Zambie - Des lobbyistes militent pour la transparence économique

Le Tea time for change, qui s'est déroulé jeudi 9 juin 2011 à Westminster, dans le centre de Londres, milite pour le rétablissement d'une justice économique internationale transparente —notamment pour les pays les plus pauvres.

La Zambie est l’un d'entre eux. Là-bas, le déséquilibre entre les ressources naturelles exploitées et le taux de pauvreté de la population est le plus flagrant, rapporte le Guardian. On estime que plus de 63% des Zambiens vivent dans une extrême pauvreté. En 2010, son Indice de développement humain (IDH) le place 150e sur 169 pays, avec une espérance de vie à la naissance de 47,3 ans.

En moyenne, sur 100.000 femmes enceintes, près de 600 meurent lors de l’accouchement, et pour 1.000 enfants nés, plus de 100 mourront avant leur cinquième anniversaire. On se demande alors comment un des plus gros producteurs de cuivre et de cobalt reste incapable d’assurer une condition de vie décente à sa population.

En fait, la Zambie ne possède pas les industries ni l’expertise nécessaire pour exploiter elle-même ses avantages naturels. Elle se repose en majeure partie sur l’investissement étranger, qui, à terme, génère d’énormes profits pour les multinationales, sans que la population locale en bénéficie.

Le secteur minier ne contribue que pour 2% du PIB officiel de la Zambie contre 17% dans les années 1980, lorsque la majorité des parts des mines ont été distribuées par le gouvernement aux investisseurs étrangers.

Avec plus de rigueur et de transparence sur la fiscalité, la Zambie serait en mesure de respecter ses obligations vis-à-vis de son peuple, comme créer des emplois mieux rémunérés, offrir de meilleurs soins, une meilleure éducation, construire des routes, des hôpitaux et des écoles...

Reste aux grandes puissances qui exploitent les richesses du pays à livrer automatiquement leurs comptes à l’examen public sans esquiver les taxes locales.

Lu sur le Guardian