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Vision express : La Course de l'Impossible

C'est en grande pompe que les populations de la capitale, pour la cinquième fois, ont accueilli les grands héros de la course de l'impossible Niamey-Ouagadougou sur l'avenue Charles De gaule le samedi 25 mai dernier. Cette compétition, depuis ses débuts, séduit beaucoup plus les coureurs burkinabé puisqu'en 5ème édition , ce ne sont que des Burkinabé qui se sont succédés au palmarès officiel. L'initiative de Francis Ducreux, il faut le reconnaître, est très louable. Et en plus, permet de sortir de l'ordinaire. En effet, les forçats du vélo parcourent pour cette course de l'impossible , une distance de 515km en non stop pendant 24H.

C'est que pour prendre part à cette compétition, le promoteur a mis en place plusieurs gardes fous. Pour la dernière édition, il a été exigé à tous les coureurs qui devraient prendre part à la compétition, un certificat médical attestation qu'ils peuvent prendre part à la course. Le promoteur a songé à relever les primes servis aux coureurs pour que la course soit encore plus attirante. Cependant, cette compétition a suscité beaucoup d'interrogations au niveau du monde cycliste national. A quoi une telle compétition sert-elle ? A la longue ne va-t-elle pas esquinter nos coureurs ? Certains, plus optimismes, trouvent que Francis Ducreux devrait trouver une autre formule à la course de l'Impossible.

Ils estiment que le calendrier de cette compétition devrait être revu. Au lieu de la tenir chaque année, Ducreux devrait la tenir chaque deux années, le temps de permettre aux cyclistes de pouvoir bien récupérer. Les plus pessimistes trouvent qu'au contraire cette compétition ne fait que détruire physiquement nos coureurs. Selon eux les autres pays l'ont compris en n'engageant pas dans cette compétition leurs éléments d'avenir. Alors que le Burkina Faso a toujours présenté ces meilleurs éléments. Ils vont plus loin en critiquant aussi la sélection faite au niveau national. Pourquoi présente-t-on toujours nos meilleurs à cette compétition ? A cette préoccupation ils trouvent que la fédération Burkinabé de cyclisme doit revoir ses critères de sélection pour cette course.

La FBC devrait, pour cette occasion, donner l'opportunité à certains coureurs qui n'ont jamais rien remporté de pouvoir s'exprimer à travers cette course. L'un dans l'autre, la course de l'impossible doit être repensée. C'est vrai que le gain attire beaucoup de monde, mais elle n'est pas sans dommage pour nos coureurs. Il faut très vite trouver une alternative à cette compétition qui est bien intéressante, mais très difficile pour nos coureurs.

Firmin OUATTARA

L'Express du Faso

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