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Le souvenir des enfants disparus

Il y a aussi des enfants victimes de disparition forcée.» C'est le message que les familles des disparus ont souhaité faire passer à l'occasion de la Journée internationale de l'enfance. Pour cela, des mères et des parents des victimes des disparitions forcées ont organisé un rassemblement hier à Alger. «Parmi les personnes disparues, plus d'une centaine étaient mineures et avaient entre 14 et 18 ans à l'époque», affirme Nassera Dutour, porte-parole du Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA). En effet, quelques dizaines de mères d'enfants disparus se sont réunies à la place du 1er Mai (Champ de man½uvres) pour rappeler aux habitants d'Alger «le triste sort» des centaines d'enfants privés de leurs droits. Sur les lieux, il y avait deux décors diamétralement opposés. D'un côté, des enfants et leurs parents qui faisaient la fête, à l'initiative de l'APC de Sidi M'hamed. Et de l'autre, des mères qui réclamaient la vérité sur le sort réservé à leurs enfants. «Nous avons l'habitude de célébrer toutes les occasions à notre manière. Pour la Journée de l'enfance, nous voulons rappeler à l'opinion qu'il y avait au moins une centaine d'enfants dont l'âge, à l'époque, était de 14 à 18 ans, qui ont été arrachés de force à leur mère et qui ne sont jamais revenus. Il y a aussi des centaines d'enfants qui n'ont jamais connu leurs parents, qui ont été enlevés alors qu'ils étaient bébés», affirme encore Nassera Dutour. Dans un communiqué rendu public par la même occasion, le collectif des familles des disparus revient sur le contenu des conventions internationales ratifiées par l'Algérie. «La disparition de ces jeunes, dont les rêves et projets ont été fauchés par les actions des agents de l'Etat, ont laissé un vide et des blessures irrémédiables dans de nombreuses familles. Les mères, qui se sont vu arracher de façon violente et soudaine l'objet de leur bonheur et de leur amour, mènent aujourd'hui une lutte sans relâche pour retrouver trace de leurs enfants», explique-t-on dans ce communiqué. Les autorités algériennes, ajoute-t-on, ont pris des engagements dans le cadre de la Convention internationale des droits de l'enfant. «Cette convention oblige les autorités à respecter le droit à la vie des enfants, à veiller à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents et à renseigner les parents au cas où une séparation a lieu, suite aux mesures prises par l'Etat. Ce droit est bafoué pour ce qui est des familles de disparus», dénonce encore ce collectif. Et d'ajouter : «En ce jour symbolique, les familles réclament que la lumière soit faite sur le sort de tous les disparus, notamment ces enfants, et que la responsabilité de l'Etat soit enfin reconnue.»  

El Watan

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