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Niger: la prison de Niamey attaquée par des hommes armés

La prison de Niamey, la capitale du Niger, a été attaquée samedi par des hommes armés, qui ont tué au moins deux gardes pénitentiaires, a-t-on appris de sources concordantes.

Interrogé par l'AFP, le ministre nigérien de la Justice Marou Amadou a parlé dans un premier temps de l'attaque d'un "groupe armé" non identifié, avant d'affirmer que ces violences étaient le fait de quatre détenus "poursuivis pour terrorisme", dont trois ont été arrêtés.

"Il s'agit de quatre individus détenus à la prison civile de Niamey et poursuivis pour terrorisme", a indiqué M. Amadou, par ailleurs porte-parole du gouvernement.

"Trois ont été pris", vivants, et "le quatrième est à l'intérieur de la prison", a-t-il poursuivi, sans fournir de précision sur leur identité.

"Deux gardes ont été tués et un autre gravement blessé", a-t-il ajouté, assurant que désormais "la situation est contenue, maîtrisée par les forces de l'ordre".

Ces détenus "avaient déjà des armes sur eux, une enquête doit déterminer l'origine de ces armes. Mais ils ont aussi pu saisir l'arme d'un garde", a ajouté M. Amadou.

Un peu plus tôt, le ministre avait affirmé que "la prison civile de Niamey a été attaquée". "Il s'agit d'un groupe armé que nous n'avons pas encore identifié", avait-il dit.

"On entend des tirs depuis la prison centrale. Tout le monde est barricadé chez lui", a rapporté en début d'après-midi un riverain de la prison, située dans le centre de la capitale nigérienne entre un quartier résidentiel et des casernes militaires.

La panique dans le quartier

Les tirs ont cessé plus tard dans la prison, encerclée par les forces de l'ordre, selon des témoins.

"C'est la panique partout, nous avons très peur", a toutefois raconté une habitante du quartier. Selon elle, le grand marché de Niamey tout proche "a fermé".

Ces troubles surviennent alors que le Niger a été frappé le 23 mai par deux attentats suicide, les premiers de son histoire.

Deux attaques quasi-simultanées contre le grand camp militaire d'Agadez, la principale ville du Nord, et un site d'uranium du groupe nucléaire français Areva à Arlit (à plus de 200 km au nord) avaient fait plus d'une vingtaine de morts, essentiellement des militaires nigériens.

Ces attentats ont été revendiqués par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et un autre groupe jihadiste, les Signataires par le sang de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Cet ex-responsable d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé de frapper de nouveau le Niger et les autres pays engagés militairement au Mali, où une intervention franco-africaine a permis depuis janvier de reprendre le nord du pays aux islamistes armés qui le contrôlaient depuis 2012.

AFP

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