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Tunisie: le rassemblement d'une milice pro-Ennahda interdit

Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé avoir interdit le rassemblement prévu samedi d'un groupe régional de la Ligue de protection de la révolution (LPR), une milice proche du parti islamiste au pouvoir Ennahda.

Ce rassemblement de la LPR du Kram" (banlieue nord de Tunis) était prévu sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de la capitale. En cas de violation de cette décision, la loi sera appliquée, a prévenu le ministère.

La LPR du Kram avait appelé via les réseaux sociaux à ce rassemblement pour réclamer l'accélération de l'adoption d'une loi controversée sur l'"immunisation" de la révolution.

Des dizaines de militants de cette Ligue ont bravé la décision du ministère et se sont rassemblés sur l'avenue Habib Bourguiba, épicentre de la révolution qui a chassé l'ancien régime du pouvoir le 14 janvier 2011.

"Nous serons chaque samedi dans cet endroit jusqu'à la satisfaction de nos revendications", a crié le président de la LPR du Kram, Imed Dghij, réclamant aussi des poursuites contre les symboles de la corruption et la "levée de la tutelle étrangère sur la souveraineté tunisienne".

La police contrôlait le rassemblement mais n'est pas intervenue.

La LPR est considérée par l'opposition laïque et une large partie de la société civile comme une milice brutale pro-pouvoir destinée à les intimider.

Cette association veut la mise à l'écart de toutes les figures associées de près ou de loin à l'ancien régime et a pour bête noire le parti d'opposition Nidaa Tounès, dont le chef Béji Caïd Essebsi a été ministre de Habib Bourguiba, le père de l'indépendance, puis Premier ministre après la révolution.

Elle est ouvertement soutenue par Ennahda, le parti islamiste actuellement au pouvoir, et par le Congrès pour la République (CPR), parti de centre-gauche du président Moncef Marzouki, qui nient que la LPR soit une milice violente. Elle est composée de pro-Ennahda, de pro-CPR et de pro-gouvernement.

L'opposition, les syndicats mais aussi le parti Ettakatol, membre de la coalition au pouvoir, réclament sa dissolution en la qualifiant de "bras armé" du pouvoir islamiste.

AFP

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