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Recep Tayyip Erdogan contesté à Istambul

De violents affrontements ont opposé ce vendredi  31 mai toute la journée les forces de l’ordre à des manifestants dans le centre d’Istambul( Turquie )  , faisant des dizaines de blessés, à la suite d’un rassemblement dirigé contre un projet d’urbanisation controversé qui a viré en protestation contre le gouvernement  islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan.

Selon l’Ordre des médecins d’Istanbul, l’intervention des forces de l’ordre a fait des dizaines de blessés, dont une touriste égyptienne de 34 ans dans un état grave après avoir été touchée à la tête par une grenade lacrymogène. Elle souffre d’une hémorragie cérébrale et a subi une opération.

Douze personnes, dont un député soutenant la cause kurde et un photographe de Reuters, présentent des traumatismes. On compte aussi des centaines d’intoxication liées aux nuages de gaz lacrymogènes, qui ont gagné la place Taksim, haut lieu de la contestation politique en Turquie.

Les manifestations ont débuté lundi soir dans le parc de Gezi pour tenter d’empêcher le déracinement d’arbres, préalable à la construction d’un ensemble immobilier.

Mais les contestataires, qui avaient installé un campement dans le parc, ont étendu leur mouvement à une remise en cause de la politique du gouvernement et du parti majoritaire, le Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste.

« Il ne s’agit plus du sort de quelques arbres, mais de la pression que nous impose ce gouvernement. On en a assez, nous n’aimons pas la direction qui est en train de prendre notre pays », a dit Mert Burge, un étudiant de 18 ans venu soutenir les manifestants après avoir appris que la police avait tiré des grenades lacrymogènes. « Nous resterons ici ce soir et on dormira dans la rue s’il le faut », a-t-il ajouté.

Washington rappelle à l’ordre

Washington a exceptionnellement rappelé à l’ordre aujourd’hui son allié turc au sujet des libertés publiques, condamnant la répression par la police d’Istanbul d’une manifestation contre le gouvernement. « Nous sommes préoccupés par le nombre de gens qui ont été blessés lorsque la police a dispersé les manifestants à Istanbul », a critiqué la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki.

« Le meilleur moyen de garantir la stabilité, la sécurité et la prospérité de la Turquie, c’est de respecter les libertés d’expression, d’association et de rassemblement telles que ces personnes visiblement les exerçaient », a poursuivi la responsable américaine, dont le pays est un très proche allié d’Ankara, notamment sur le dossier syrien. « Ces libertés sont vitales à toute démocratie saine », a encore averti Mme Psaki.

De son coté ,l’organisation Amnesty International s’est dite préoccupée par un « usage excessif à la force » lors de l’intervention des forces de police. Le ministre de l’Intérieur, Muammer Guler, a promis d’enquêter.

Ria Oomen-Ruijten, rapporteur du Parlement européen sur la Turquie, a également fait part de sa préoccupation.

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