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Mali / présidentielle : des partis et organisations « exigent la libération » de Kidal

BAMAKO – Une coalition de vingt-quatre partis maliens et organisations de la société civile ont exigé vendredi la libération de la ville de Kidal (nord), occupée par la rébellion touarègue qui y refuse la présence de l’armée et l’administration maliennes.

 
Cette coalition « exige la libération de Kidal, le retour de l’administration et des forces armées et de sécurité (maliennes) comme préalable à la tenue des élections » présidentielles dont le premier tour est prévu le 28 juillet avant un éventuel second tour le 11 août, selon une déclaration lue vendredi par son porte-parole, Oumar Hammadoun Dicko.

 

La coalition est formée de deux regroupements, le Front pour la démocratie et la République (FDR), composé de partis parmi les principaux au Mali dont l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) du président intérimaire Dioncounda Traoré, et l’Alliance pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (ADR), qui réunit des organisations de la société civile.

 

Le FDR et l’ADR, tous deux opposés au putsch du 22 mars 2012 qui avait renversé le président élu Amadou Toumani Touré, ont exigé la libération de Kidal lors d’une rencontre ayant réuni quelque 2.000 personnes à Bamako, selon un journaliste de l’AFP.

 

L’intervention militaire française qui a débuté le 11 janvier au Mali a permis, au côté des militaires maliens et d’autres armées africaines, de chasser en grande partie les jihadistes liés à Al-Qaïda qui ont occupé le nord de ce pays pendant plusieurs mois en 2012.

 
Mais la ville de Kidal reste occupée par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et de petits groupes alliés, revenus à Kidal à la faveur de l’intervention de l’armée française. Celle-ci est toujours présente sur l’aéroport de la ville et collabore avec la rébellion touareg.

 

Le premier tour de la présidentielle, prévu le 28 juillet, doit se tenir sur toute l’étendue du territoire malien, y compris Kidal, mais cela ne pourra se faire qu’en présence de l’administration et de l’armée maliennes dans la ville, estime l’écrasante majorité des Maliens.

 
Des négociations sont actuellement en cours à Ouagadougou pour tenter de parvenir à un accord sur le vote à Kidal le 28 juillet.

 
str/mrb/dro

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