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Sévaré, Les soldats Sénégalais haussent le ton : « Nous voulons rentrer au pays »

Actu24-Sévaré, ville située à 900 km de Bamako, campement des soldats sénégalais. Ici, ils sont installés dans un terrain nu, sous des tentes qui servent de logements. La canicule pointe son nez avec 45°C et une pluie torrentielle fait beaucoup de dégâts matériaux. Les tentes servent d'abris, à peine. Nos soldats sont confrontés à des soucis de logements car les locaux sont emportés par la pluie. Le liquide précieux devient de plus en plus rare : au début, chaque soldat disposait de 4 caisses et 8 bouteilles tous les 15 jours, alors que maintenant, ils sont ravitaillés de 3 caisses et 2 bouteilles, a constaté le site Actu 24.

Ils ont quitté le Sénégal au mois de février par route, un trajet très difficile pour une ration alimentaire composée d'une boîte de corne-beef, un paquet de tempo, un sachet de Vitalait, un sachet de moutarde, un sachet de stick et deux sachets de sucre d'une valeur de 50 Francs ; et enfin un sachet de Foster Clark pour 24 heures. Par ces temps de canicule, les soldats veulent éviter à tout prix que les 18 mille tonnes de ration de combat subissent l'effet de la chaleur. Des inquiétudes qui ont soulevées lors de la visite du ministre des Forces armées, Augustin Tine qui s'est entretenu avec eux de 10 à 15 minutes.

Si les conditions de vie des Jambars sont à améliorer, Augustin Tine pour sa part a tenu à les rassurer en ces termes : « je sais que vos familles vous manquent et nous vous attendons bientôt au Sénégal ... ».
Dire que ces soldats sont très pressés de retourner au bercail : « ils ne sont pas les bienvenus à Sévaré », à en croire certaines populations rencontrées. Depuis leur arrivée ils ne sont même pas confrontés à des djihadistes car le terrain est vierge. Aussi, ils attendent hâtivement le paiement de leurs indemnités, ce qui leur sera d'un grand apport car même pour laver leurs habits, le savon se fait rare, par moments.

Alors que les rares soutiens dont ils bénéficient viennent de leurs familles, au Sénégal. « Nous voulons rentrer au pays », ont martelé certains de ces soldats, qui demandent l'amélioration de leurs conditions de vie à Sévaré.

Notons toutefois que ce sont les Nations unies qui payent l'Etat du Sénégal pour avoir loué les services de ces soldats. Les primes se payent comme suit : l'ONU verse à l'Etat du Sénégal 30 millions par soldat ; ce dernier paye ses soldats pour une année de mission : hommes de troupe 4 millions de francs ; sous-officiers 5 millions 400 francs, Officiers plus de 6 millions.

Ainsi, afin de rendre audibles leurs griefs, les militaires sous la commande du Colonel Nguirane Ndiaye demandent aux députés de porter leurs voix pour faire part au président de la République des difficultés qu'ils rencontrent au Mali. La mission, leur a été assignée par l'article 7 pour enter en guerre, contrairement à leurs frères d'arme qui sont en terre ivoirienne pour le maintien de la paix.

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