mis à jour le

Sénégal: Bien mal acquis ne profite jamais…

La ministre sénégalaise de la Justice, Aminata Touré, a remis, mercredi à son collègue du budget, un chèque d’un milliard de francs Cfa (environ 1,5 million euro) recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis visant des responsables de la gestion des deniers publics de l’ancien gouvernement de l’ex-président Abdoulayé Wade.

 

”Cette somme provient de parties qui ont accepté de transiger dans le cadre de la traque des biens mal acquis”, a expliqué Aminata Touré lors d’une cérémonie de remise du chèque en présence de la presse.

 

Toutefois, le garde des sceaux a tenu également à préciser que les montants recouverts ne concernent pas les affaires présentées à la justice dans le cadre de la traque des biens mal acquis. La ministre a, par ailleurs, annoncé l’installation prochaine d’une Commission de recouvrement des biens mal acquis.

 

Dès son arrivée au pouvoir en avril 2012, le président Macky Sall avait décidé de tout mettre en ½uvre pour permettre à l’Etat de récupérer les biens mal acquis par d’anciens dignitaires sous la présidence d’Abdoulaye Wade (2000-2012). Le gouvernement a ainsi réactivé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).

 

Selon le procureur spécial de la CREI, Alioune Ndao, le Sénégal a demandé et obtenu la collaboration de la France, du Canada, des Etats-Unis et de la Banque mondiale, pour la recherche et le rapatriement des biens mal acquis placés à l’étranger.

 

Dans le cadre de cette vaste enquête, l’ancien ministre, Karim Wade, fils de l’ex-président Abdoulayé Wade, a été placé, en avril dernier, sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Dakar pour enrichissement illicite.

 

Plusieurs hauts responsables et d’anciens ministres des gouvernements de l’ex-président Abdoulayé Wade sont visés depuis plusieurs mois par des enquêtes sur les biens mal acquis diligentée par la cour spéciale de répression de l’enrichissement illicite.

 

Karim Wade a été mis en demeure par le procureur de la cour spéciale pour justifier l’origine de sa fortune, estimée à près d’un milliard d’euros, avant d’être incarcéré le 17 avril dernier.

La Nouvelle Tribune

Ses derniers articles: Peinture : Patrick Jolivet  Le Maroc renforce ses capacités de production en énergie solaire  Plus de 51.000 bénéficiaires de l’Initiative royale “Un million de cartables”