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Les « Rajaouis de Paris », un exemple de ferveur.

Samedi 25 Mai, 18 heures, le RAJA est sacré champion du Maroc pour la 11ème fois de son histoire. Sa victoire face au Difaa Hassani El Jadidi au Complexe Sportif Mohamed V de Casablanca lui a permis d'empocher le titre à une journée de la fin devançant l'équipe des FAR de Rabat, dauphin du championnat , de 4 points après son match nul contre le MAS de Fès (1-1). Après la Coupe du Trône, le RAJA de Casablanca s'adjuge son deuxième titre de la saison.

A près de 2400 kilomètres de là, à Paris, capitale française, un phénomène non des plus fréquents a lieu. En effet, près de 80 supporters du Raja s'étant réunis pour suivre la rencontre, se retrouvent alors, derbouka à la main et la voix portante, à envahir le métro parisien jusqu'à la place Trocadéro où ils fêteront le titre de leur club préféré. Ce phénomène, bien qu'il puisse paraître étonnant, était loin d'être ponctuel. En effet, organisés par l'association « Rajaouis de Paris », des événements de la sorte ont lieu à chaque rencontre du Raja, c’est à dire au moins une fois par semaine. Zoom sur cette association d'un type peu commun.

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Initiée au début de la saison 2011/2012, l'idée est venue d'étudiants Marocains et Rajaouis en 1ère année d'études supérieures à Paris qui voulaient à tout prix pouvoir suivre leur équipe malgré la distance les séparant de leur ville d’origine. Suivant la première rencontre de l'année à trois, ces jeunes virent leur nombre s'accroître de jour en jour jusqu'à atteindre aujourd'hui une affluence hebdomadaire approximant la 50aine de personnes et des affluences record de plus de 100 personnes lors des grosses rencontres. Grâce au réseau social Facebook sur lequel ils sont suivis par plus de 3500 personnes, ces étudiants gèrent alors l'organisation et la communication de leurs événements via leur page “Rajaouis de Paris”.

« Armés » de Derboukates (Instrument traditionnel marocain) et ayant appris par c½ur la majorité des chants supportant leur équipe, ils arrivent à recréer une ambiance de stade marocain malgré la distance les séparant du leur. Dans leur café habituel situé dans la périphérie de Paris, dans le métro ou dans les rues de la capitale française, les chants populaires marocains et les chants Rajaouis ont aujourd'hui une présence régulière. Après avoir fait le tour des réseaux sociaux, les Rajaouis de Paris ont été soutenu au courant de cette semaine par le Raja à travers son site officiel, comme ultime reconnaissance pour l'association.

 

Ampleur de l'amour pour leur club ou de manière plus générale, preuve de l'attachement qu'ils ont pour leurs racines, cette association et sa progression en terme d'affluence et d'audience est représentative de l'engouement que crée, malgré ses débâcles, le football marocain chez ses jeunes observateurs. Bien que cela semble être paradoxal, la raison s'y retrouve en avançant que ce qui est sans doute la plus grosse source de motivation de ces jeunes supporters inconditionnels, est l'espoir qu'ils portent en ce football marocain malade mais toujours en vie.”

Hicham Dassouli

La Nouvelle Tribune

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