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L’industrie pharmaceutique, un secteur convoité

L'atelier «industrie pharmaceutique» organisé, hier, en marge du forum de partenariat algéro-français, a mis en exergue l'importance du marché pharmaceutique algérien et l'essor qu'il a connu durant ces dernières années. Placé sous le parrainage des laboratoires Sanofi, Saidal, Veritas, UNOP et LEEM, cet atelier vient encore une fois de montrer que ce marché aux opportunités d'investissement multiples est très dynamique. Ce que confirme d'ailleurs le PDG de Sanofi, Pierre Labbe, chiffres à l'appui, en se référant aux statistiques de l'IMS. Il signale que le marché est en réelle croissance. A lui seul le marché de ville (les officines), sans compter les hôpitaux, est estimé à un peu plus de 3 milliards de dollars en 2012, ce qui représente 1,6% du PIB. «L'Algérie se situe dans la moyenne haute et très largement en première position en Afrique en comparaison à 18 pays», a-t-il indiqué, en précisant que la croissance annuelle envisagée est de l'ordre de 10%. Le marché pharmaceutique algérien atteindra les 5 milliards de dollars en 2017, a-t-il prédit. Une croissance qui s'explique, a-t-il noté, d'une part par une importante couverture sociale de 80% (100% pour les pathologies lourdes), une stratégie de prévention et de développement et la croissance des fréquences des maladies non transmissibles liées à la transition épidémiologique d'autre part (référence à l'enquête Tahina). M. Labbe affirme qu'il s'agit bien d'un marché stratégique et dynamique sur lequel opèrent plus de 200 opérateurs. C'est pourquoi, a-t-il ajouté, il est nécessaire d'adhérer et d'accompagner les décisions des autorités de santé, d'investir dans la production nationale et dans le lancement des produits utiles et essentiels. Selon M. Labbe, le domaine de la distribution a également besoin, d'investissement et d'être réglementé. De son côté, le président de l'UNOP, le cocteur Kerrar, a rappelé que le marché pharmaceutique algérien «a pris un élan important» et de préciser que le taux de couverture est passé de 5 à 30%. Ce qui est très significatif, a-t-il noté. «Aujourd'hui, tous les ingrédients sont réunis pour placer l'industrie pharmaceutique algérienne en haut de l'échiquier loco-régional. Nous sollicitons les entreprises françaises à s'inscrire dans ce contexte, d'apporter une pierre à cet édifice et de partager avec nous cet ambitieux projet», s'est-il adressé aux acteurs dans l'industrie pharmaceutique qui sont, quant à eux, à la recherche de sous-traitants pour le traitement de l'eau et de l'air au sein des unités. Les entreprises françaises ont exprimé leur volonté de renforcer leur présence dans le secteur du médicament au vu des potentialités qu'il recèle.

El Watan

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