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Vivre en Turquie : Etre étudiants burkinabé à Gaziantep

Cinq étudiants burkinabé vivent à Gaziantep en Turquie. Arrivés seulement, il y a de cela trois ans, ils s'en sortent tant bien que mal. Et promettent porter haut le drapeau de leur pays par leur comportement. Nous les avons rencontrés.

Tout a commencé en 2010 avec Mahamoudou Tiemtoré et Rachide Moukoro, tous issus du « collège Horizon international » construit à Ouagadougou par une association turque. Arrivés donc dans cette ville où les noirs sont rares comme les « larmes d'un crocodile », ils sont les premiers africains de la prestigieuse et moderne « Zirve univesity », la première université privée de la ville de Gaziantep. En 2012-2013, ils seront rejoints par trois autres étudiants. Dont certains y sont allés à titre personnel. Dans cette université, ils étudient l'anglais (la littérature américaine), les relations internationales, le génie industriel, le génie civil et le bâtiment.

Si dans la vie courante, ces étudiants ne rencontrent pas de difficultés particulières, il faut tout de même noter que l'intégration a toujours été difficile. D'abord par le fait qu'il n'y a pratiquement pas de noirs à Gaziantep. Ensuite, il y a l'obstacle de la langue. Ainsi, les nouveaux étudiants doivent d'abord apprendre l'anglais ou le turc en fonction de la filière qu'ils embrassent. C'est à l'issue de cette étape qu'on peut qualifier d'initiation que les études proprement dites commencent. Pour ce qui concerne les tracasseries, nos étudiants de Gaziantep n'en connaissent pas. Pas de contrôles policiers. Il suffit tout simplement de renouveler régulièrement sa carte de résidence dont la validité est d'un an.

Pour mieux vivre leur africanité loin de leurs pays, nos étudiants burkinabé se sont joints d'abord à ceux de l'Afrique francophone, pour former « l'Union des étudiants africains francophones d'Antep » (UEAFA) ; Antep étant le diminutif et l'autre appellation de Gaziantep. Constituée d'une trentaine d'étudiants venus de pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre francophones, cette union a organisé des journées culturelles qui leur ont donné l'occasion de mieux connaître les pays des autres à travers des communications. Elle compte en faire une grande manifestation pour l'étendre à d'autres aires mais surtout aux Turcs. Cette union est pilotée par Mahamoudou Tiemtoré. Elle a réussi à soutenir l'un de ses membres, un étudiant de la République démocratique du Congo qui avait un problème d'opération d'appendicite et qui avait besoin de la somme de 450 000 F CFA environ pour cette opération. Une autre association, la « Society of african students » (SAS) regroupe en son sein l'ensemble des étudiants africains vivant à Gaziantep. Mahamoudou Tiemtoré en est le vice-président. Toujours ensemble, les cinq étudiants burkinabé à Gaziantep sont studieux. Dans deux ans, la première vague va quitter l'université et viendra sans doute accompagner les efforts de développement au pays. Pour l'instant, Mahamoudou et ses camarades comptent représenter valablement leur pays, le Burkina Faso, à ANtep en Turquie.

Mountamou KANI

L'Express du Faso

Le Faso

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