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Mesures- Gestion durable des inondations : L’Etat à la recherche de 115 milliards de francs Cfa

Un programme de drainage des eaux de pluie et de prévention des inondations dénommé Progep a été lancé hier. Il prévoit, avec un fonds de 34 milliards et pour une durée de 5 ans, la construction des infrastructures et l'implication des populations.

Le Projet de drainage des eaux pluviales et d'adaptation au changement climatique (Progep) a été officiellement lancé hier, sous la présidence du Premier ministre Aboul Mbaye. Pour une durée de 5 ans et d'un montant de 34 milliards dont 27 de la Banque mondiale, le projet a pour objectif de «s'attaquer aux causes profondes des inondations en améliorant le drainage des eaux pluviales et la prévention du phénomène dans les zones périurbaines», notam­ment Dalifort, Pikine et Guédiawaye.
Il s'agit donc, de passer d'une logique de gestion d'urgence de cette catastrophe à une logique de gestion durable, avec une approche intégrée. Ce programme sera une articulation entre une réponse infrastructurelle qu'est la construction de canaux d'évacuation et une réponse non infrastructurelle comme l'implication des populations, le renforcement des capacités, la coordination des actions, etc.
C'est ainsi que le projet compte atteindre trois objectifs spécifiques majeurs. Le premier est la construction de 28 km de réseau de drainage et leur gestion. Le deuxième vise l'intégration du risque inondation dans la planification urbaine. Le troisième est l'engagement et la responsabilisation des populations. Une première phase de construction d'un coût de 4 milliards est déjà en cours à Dalifort. La deuxième phase de travaux plus importants est prévue en 2014 à Yeumbeul et Keur Massar.
Par ailleurs, le lancement du projet a été l'occasion de se rendre compte que le gouvernement est loin d'avoir trouvé une solution définitive aux inondations. Abdoul Mbaye l'a d'ailleurs dit dans des termes on ne peut plus clairs. «Nous ne pouvons pas trouver une solution définitive en l'espace d'une année. Nous allons mettre cette année encore un dispositif d'intervention d'urgence», a-t-il indiqué. Comme pour le conforter, la représentante résidente de la Banque mondiale a fait savoir que sur les 115 milliards nécessaires pour le plan directeur de drainage des eaux usées, l'Etat cherche des fonds complémentaires de 80 milliards. Autrement dit, les autorités ont moins du tiers de l'enveloppe nécessaire.

Les objections de la Banque mondiale

Et même en cas d'obtention des fonds, il va falloir résoudre le problème d'harmonisation des actions des différents acteurs. Le Pm a fait savoir que la création du ministère chargé des Inondations a pour objectif, en autres, de répondre à ce besoin. Cependant, la Banque mondiale ne semble pas être convaincue. Sa représentante résidente, Vera Songwé, déclare : «Afin d'améliorer l'efficacité des interventions, nous sommes convaincus que le gouvernement va procéder rapidement à la nécessaire clarification du cadre institutionnel et de la gouvernance du secteur et mieux définir, ainsi, les rôles et les responsabilités des différents intervenants dans la gestion des eaux pluviales et la lutte contre les inondations.»

Sur la question des interventions d'urgence pour l'hivernage 2013, l'institution internationale financière reste sceptique. Car, en dehors de se demander si les interventions de cette année prendront en compte les leçons tirées de l'expérience du plan Orsec de 2012, la Banque mondiale se demande si «le fonds d'urgence devant permettre le financement des opérations d'urgence pendant l'hivernage 2013 sera disponible dans les meilleurs délais et que les acteurs-clés de l'urgence seront suffisamment outillés pour assurer pleinement leur mission».

Le Quotidien

Rewmi

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