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Une couturière malienne dans son atelier / REUTERS
Une couturière malienne dans son atelier / REUTERS

La guerre au Mali a tué les petits artisans

Le secteur de l'artisanat, qui fait vivre plus d'un tiers du pays, est durement touché par les combats dans le Nord.

L'artisanat et le tourisme, vecteurs essentiels du développement du pays, tournent au ralenti depuis le début de la crise malienne. Le quotidien national L’Essor dévoile les enjeux de ces secteurs en difficulté.

L’article énumère des chiffres édifiants: l’artisanat regroupe près de 40% de la population dans 171 corps de métiers et représente 15 à 20% du PIB, selon les données de la Direction nationale de l'artisanat relayées par L’Essor. Dans les régions du nord du Mali, et plus particulièrement à Tombouctou, l'artisanat d'art (tapisserie, poterie, maroquinerie…) renferme un important potentiel socioéconomique et contribue à la réduction de la pauvreté, rapporte le quotidien.

Mais la guerre a bouleversé cette dynamique, explique L’Essor. Les combats qui agitent la région rendent difficile l’approvisionnement en matières premières, les coupures d’électricité perturbent le travail... D’après l’article, les transactions font les frais de l’insécurité permanente: les marchandises sont souvent touchées par le banditisme et les attaques de convoi. Enfin, l'absence de touristes —et donc de clientèle— porte le coup de grâce à ces entreprises qui périclitent.

Il est cependant difficile de proposer une estimation exacte des pertes subies par le secteur artisanal, car il évolue dans l’informel, selon L’Essor. Pour Idrissa Ly, directeur national de l’Artisanat interrogé par le quotidien, la crise malienne a engendré plus d’un milliard de francs CFA de manque à gagner, et plus de 20.000 artisans déplacés. Il ajoute que 478 entreprises sur 552 répertoriées ont été fermées dans les villes de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

Dans une perspective de reprise économique, les artisans sollicitent une aide financière et matérielle pour la réinstallation de leur entreprise et la création d’une centrale d’achats pour faciliter leur approvisionnement en matières premières, précise l’article. Mais c’est avant tout la sécurisation de la situation qui fera repartir l’activité économique dans ces régions.

Lu sur L’Essor

 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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