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Comment peut-on participer à une course d’obstacles si on a les pieds entravés ?

Par Salem Ben Ammar

On ne fait pas du temps passé un temps présent : c’est pourquoi il n’y a pas de révolution tunisienne.

Un ami vient de me demander si une troisième voie est possible en Tunisie.

Comme je l’avais déjà souligné dans le passé dans de nombreux articles , ni islam, ni démission, mais révolution.

Celle qui est à mener contre les racines du mal et qui est la vraie cause de leur inertie et sclérose mentale.

Est-ce que les tunisiens sont-ils capables de se libérer des chaînes de l’islam et du poids étouffant de leur tradition arabo-musulmane ?

Et pourtant ils ne peuvent pas en faire l’économie s’ils veulent insuffler un nouveau souffle à leur vie qui .

La Révolution française était faite contre l’église, la Russie aussi, pour que ça ait eu du sens, il faut briser les chaînes du despotisme religieux qui est l’atout maître du capitalisme sauvage et de l’ultra-libéralisme.

Toutes les tentatives de résilience seront vaines, et on continuera à s’agiter comme un Don Quichotte qui lutte contre des moulins à vent.

Comment peut-on participer à une course d’obstacles si on a les pieds entravés ?

Comment peut-on entamer une course-poursuite pour rattraper autant de siècles de retard et d’immobilisme tout en restant engoncé dans l’armure en acier de la religion ?

On sera comme ce rêve d’Icare avec une forte d’envie de voler mais sans pouvoir déployer les ailes qui nous feront atteindre les cimes de la liberté.

On ne peut pas prétendre à la liberté quand on vit en permanence dans un univers carcéral. L’islam est un bagne à perpétuité.

Il faut que les tunisiens corps s’affranchissent de la tutelle de l’islam qui les prive des moyens d’action indispensables pour scier les barreaux de leur prison.

Sinon vos révolutions finiront toujours en eau de boudin, comme des mutins en détention. Une révolution qui ne marque pas une rupture profonde avec le passé ressemblera à celle du printemps islamiste : une révolution du passé au présent, autrement dit une contre-évolution. Une culbute vers passé.

Remarque :  Tunisie Focus ne partage pas forcément les opinons exprimées dans cet article .

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