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Le changement à la tête de la Police fait toujours la Une des quotidiens

(APS) - Les quotidiens parvenus mercredi à l'APS reviennent très largement sur le changement intervenu à la tête de la Police nationale, un sujet évoqué la veille par la plupart des titres, non sans quelques impairs qu'ils attribuent aux "cafouillages'' dans la communication gouvernementale, en refusant pourtant de s'amender à leur tour.

"Le remplacement de Codé Mbengue à la tête de la Direction générale de la Police nationale (DGPN) a été douloureux et plein de rebondissements'', avance L'Observateur. ''Le dé...codage a pris du temps, parce que tous les paramètres n'étaient pas réunis pour faire sauter les verrous tenaces du directeur général de la Police nationale'', écrit le quotidien du groupe Futurs médias, en parlant de Codé Mbengue.

Si les quotidiens ont tous ou presque annoncé la veille son départ de la tête de la Police nationale, ils se sont en revanche gourés au sujet de l'identité de son remplaçant qui n'est pas Ibrahima Diallo, mais le commissaire Abdoulaye Niang.

"Le processus qui devait aboutir au remplacement de Codé Mbengue a trop duré. Il a fallu 24 heures de tergiversations, de conciliabules et de réglages pour arriver à éjecter Codé Mbengue et installer son remplaçant, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, Abdoulaye Niang'', précise le journal.

"Cafouillage après le Conseil des ministres'', dont le communiqué a été ''tripatouillé à deux reprises'', note Le Populaire, sur le même sujet. ''À l'origine (de cette maladresse), le limogeage de Codé Mbengue'', explique ce quotidien.

"Ça cafouille au sommet'', reprend La Tribune. "Macky Sall doit encore balayer devant sa porte avant qu'il ne soit trop tard. L'épisode du limogeage du directeur de la Police Codé Mbengue et son remplacement illustre à suffisance des dysfonctionnements assez graves pour un Etat qui se respecte'', commente cette publication.

"D'abord, c'est le nom du commissaire Ibrahima Diallo qui a été donné de façon officieuse, certes, mais l'information provenait des mêmes sources que celles qui ont annoncé le départ de Mbengue. Sentant sans doute que le nom d'Ibrahima Diallo ne passait pas aux yeux de l'opinion, les autorités ont voulu rectifier le tir'', explique La Tribune.

"Le régime de Macky Sall serait-il devenu un +as des cafouillages+ ? En tout cas, de plus en plus, il titube dans sa communication'', souligne à son tour Direct Info.

''L'opposition, avec le limogeage de Codé Mbengue, la nomination mort-née de Ibrahima Diallo (...) rit certainement sous cap. Ceux qui gèrent présentement le Sénégal semblent maintenant acquis à la conviction suivante : +le pouvoir, ce n'est pas de la fiction, c'est du réel+'', ajoute-t-il dans son billet du jour.

''Pour une seule rencontre du Conseil des ministres, le gouvernement a dû sortir... quatre communiqués ! Sans blague alors et le dernier qui intégrait le remplacement de Codé Mbengue par Abdoulaye Niang est tombé après trois autres qui ont aussi subi des retouches par rapport aux mesures individuelles'', renchérit Libération.

"Abdoulaye Niang est le nouveau directeur général de la Police. Les autorités, qui l'ont choisi par défaut, ont eu toutes les peines du...pays pour trouver un successeur à Codé Mbengue à cause des problèmes de compétence et de probité qui gangrènent la hiérarchie policière. Un véritable drame. Bref, les certificats de bonne vie et moeurs sont en rupture à la Police'', résume Le Quotidien.

''Un As de l'antidrogue'', titre Enquête, dressant le profil du nouveau directeur général de la Police nationale, adjoint de Codé Mbengue depuis le 11 octobre dernier. "Abdoulaye Niang n'aime pas les coups de projecteur. Il est plutôt du genre discret, mais reconnu par ses pairs'', précise le quotidien.

Pour le reste, le sujet le plus en vue dans la livraison du jour des quotidiens concerne le secrétaire général de l'Union des jeunesses travaillistes et libérales (UJTL), Bara Gaye, placé la veille sous mandat de dépôt pour offense au chef de l'Etat.

"Après 24 heures de garde à vue, le leader des jeunesses libérales, Bara gaye, a été placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges. Il a passé sa première nuit à la prison de Rebeuss. L'ancien-ministre conseiller de Wade est inculpé pour offense au chef de l'Etat'', rapporte le quotidien national Le Soleil.

Grand place et le Quotidien notent tous les deux que Bara Gaye rejoint Karim Wade dans la même prison où il retrouve celui qui est considéré comme son mentor politique. ''Sans surprise, écrit le premier des deux quotidiens cités, le jeune libéral a passé hier (mardi), sa première nuit à Rebeuss''.

''En effet, il a été placé sous mandat de dépôt par le procureur (de la République). Toutefois, les jeunesses libérales comptent mener le combat pour mettre fin +à la dictature+ du régime de Macky Sall'', poursuit le quotidien Grand place.

Le Populaire annonce que le patron de l'UTL sera jugé demain jeudi. Selon ce journal, "les carottes sont bien cuites pour le jeune libéral qui a été inculpé à l'issue de son face-à-face avec le doyen des juges, Mawo Sémou Diouf''.

Rewmi

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