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Selon le Financial Times, les «printemps arabes» ont freiné la croissance

Le manque de stimulus financier freine la croissance dans les pays arabes, en particulier ceux affectés par les événements liés au “printemps arabe”, estime mardi le quotidien britannique des milieux d’affaires, Financial Times.

Fondant son jugement sur les conclusions d’une récente réunion à Amman (Jordanie) d’experts du Forum Economique mondial (FEM), le journal note que les pays arabes ont enregistré peu de progrès sur la voie de la résorption du chômage et le règlement d’autres problèmes socio-économiques chroniques.

Une telle situation affaiblit la compétitivité de ces pays et freine la croissance économique même dans les pays ayant réalisé des succès économiques durant les dernières années, poursuit la publication.

Rien ne porte à croire que les pays de la région mettront en ½uvre un plan pan-arabe de stimulus financier, jugé nécessaire par les économistes pour résoudre les maux économiques qui sous-tendent les troubles politiques ayant affecté certains pays, indique encore le Financial Times, soulignant que le tableau sombre dressé par le FEM met en avant un sentiment croissant que la région se trouve dans une situation d’impasse économique.

Cette situation, indique la publication, est compliquée par les troubles sociaux qui empêchent toute réforme, notamment des régimes de subvention, devenue nécessaire même dans les pays qui réalisent des taux positifs de croissance.

“Les pays arabes importateurs du pétrole sont en passe de réaliser des taux de croissance de l’ordre de 3 %, un taux légèrement supérieur à celui enregistré l’année dernière”, indique Masoud Ahmed, directeur du département Moyen-Orient/Afrique du nord au sein du Fonds Monétaire International.

Cependant, concède-t-il, ce taux ne sera pas suffisant pour favoriser la création de postes d’emploi pour les jeunes.

Le FMI a saisi l’occasion de la rencontre d’Amman, pour réitérer son appel à la réduction des subventions des produits énergétiques dans les pays arabes, note le quotidien londonien, précisant que ces subventions sont estimées à environ 40 milliards de dollars par an, ce qui représente environ la moitié des subventions des produits énergétiques sur le plan mondial et environ 8,5 pour cent du produit intérieur brut arabe.

Les subventions sont de plus en plus inabordables avec le ralentissement de l’expansion économique dans la région, argumente le FMI cité par le Financial Times, qui revient aussi sur la nécessité pour les pays arabes de relancer le secteur privé pour renforcer leurs perspectives de croissance.

Alors que de nombreux commentateurs s’accordent à dire que la relance du secteur privé demeure la clé pour améliorer les économies de la région, les jeunes entrepreneurs sont souvent frustrés par le manque de financement, déplore le Financial Times.

Les banques et autres institutions financières hésitent à accorder des crédits, ajoute la source, relevant qu’en ces temps troublés, ces banques sont de plus en plus prudentes.

Joseph Stiglitz, professeur d’économie à l’Université américaine de Columbia, a proposé dans ce contexte, la création d’une Banque arabe de développement.

Une telle banque pourrait aider la région en servant de catalyseur et facilitateur des investissements nécessaires pour résoudre les problèmes de longue date, a-t-il dit.

LNT

La Nouvelle Tribune

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