mis à jour le

Le centre opérationnel d’aide à la décision dissous

Le centre opérationnel national d'aide à la décision, créé en 2003 et dont l'existence n'est pas connue des Algériens, est dissous. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a signé, le 15 avril dernier, le décret exécutif portant dissolution de cet organisme. «Le Premier ministre, sur rapport du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales (...) après approbation du président de la République, a signé le décret portant dissolution du centre national d'aide à la décision», lit-on dans ce texte publié au Journal officiel n°13-156, repris hier par notre confrère El Khabar. Ce texte ne donne pas plus de précision sur la composante humaine de ce service de sécurité que l'on peut qualifier de particulier. «Les moyens matériels et les personnels mis à la disposition du centre opérationnel national d'aide à la décision sont réaffectés à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. La réaffectation des biens matériels donne lieu à l'établissement d'un inventaire», lit-on dans l'article 2 du décret en question. Ce service, rappelons-le, avait été créé à l'époque où Noureddine Yazid Zerhouni était ministre de l'Intérieur. Le décret portant sur sa création a été signé par l'ancien chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia. Il s'agit du décret exécutif n°03-332 du 8 octobre 2003. Ce dernier définit ce centre comme «un instrument d'écoute et de veille et a pour mission de recueillir et d'exploiter toutes les informations se rapportant à la vie du pays susceptibles de prévenir et de faciliter la gestion d'évènements de portée nationale risquant de générer une situation de crise et nécessitant pour son règlement une coordination intersectorielle et une prise de décision immédiate». Ce centre est dirigé, selon le même document, par un directeur général assisté de quatre directeurs d'étude. «Il est chargé de recueillir auprès des parties concernées les informations et les éléments nécessaires aux actions de prévention et de protection des personnes et des biens ; d'informer en permanence le ministre chargé de l'Intérieur de tout évènement pouvant déclencher la mise en place d'un dispositif d'intervention et de secours ; de recenser, de centraliser, de mobiliser et de mettre à la disposition des autorités les moyens nécessaires à la conduite des actions de protection et de secours», lit-on dans ce texte.

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien