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«Sujets abordables», selon les candidats

Hadji Rania est aux anges. Elle vient tout juste de sortir de la salle d'examen. Souriante, comme pour dire que les épreuves de la matinée étaient «trop faciles». Sa maman l'attend avec un peu plus de stress que d'habitude. «J'ai bien travaillé. C'était facile», répond Rania avant même qu'on lui pose la question. Et pour le prouver, elle tend le sujet et reproduit, oralement, toutes les réponses qu'elle a données. «Ici on doit trouver le périmètre et non la superficie, c'est un piège ; là on doit calculer le montant de tous les équipements achetés, avant de soustraire le montant de celui à la disposition du ménage ; là c'est le centre du cercle...», indique-t-elle à qui veut l'entendre. Rania, élève de l'école primaire Hadj Nacer (commune d'El Madania, à Alger), a passé une partie du premier examen décisif dans sa scolarité. Si elle obtient une moyenne de 5/10 dans les trois épreuves de l'examen, à savoir l'arabe, le français et les mathématiques, elle accédera au CEM. C'est sur une note d'espoir que Rania quitte l'établissement avec sa maman, qui a décidé de lui offrir un déjeuner équilibré. Les centres d'examen ont offert des repas froids aux élèves, dont beaucoup habitent loin de ces établissements. Les candidats, faut-il le souligner, étaient appelés à passer les épreuves dans d'autres établissements que ceux qu'ils ont fréquenté durant l'année. Les épreuves d'arabe et de mathématiques, programmées dans la matinée d'hier, «étaient faciles» selon une grande partie des candidats interrogés. «J'ai répondu facilement à toutes les questions du sujet d'arabe», répond Amine. Les parents, venus «encourager à distance» leurs enfants, se disaient «enfin soulagés». «Je suis bien contente que le sujet ait été abordable. Le thème aussi était facile pour la compréhension», estime une mère venue accompagner son enfant qui passait l'examen à l'école primaire Aïssat Idir à Sidi M'hamed (Alger). Selon des enseignants interrogés, l'épreuve d'arabe était à la portée de tous. Le texte sur le thème de la patrie et du citoyen avait été largement traité en classe, les élèves disposaient donc de suffisamment de vocabulaire et d'idées pour l'expression écrite, estime une enseignante.

El Watan

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