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le procès de quatre complices de Abderrazak El Para ajourné

Le tribunal criminel près la cour d'Alger a renvoyé, hier, le procès de quatre présumés terroristes, faisant partie du groupe de Ammar Saïfi, plus connu sous le pseudonyme de Abderrazak El Para, à la prochaine session criminelle. La décision a été prise en raison de l'absence des avocats de deux accusés. Le tribunal a décidé de leur désigner des avocats d'office. Poursuivis pour, entre autres, «appartenance à une organisation terroriste ayant pour objectif de semer la terreur et la dévastation, homicide volontaire avec préméditation, détention et trafic d'armes à feu et rapts d'étrangers», Nacer Attia, Kaous Abdelmadjid, Benabdeli Benalia et Basriani Abdelbasset ont été arrêtés au Tchad, en Libye et au Niger. Ils faisaient partie du groupe de Abderrazak El Para et auraient pris part à de nombreux attentats terroristes durant la période 1994-2004. Parmi leurs faits d'armes, «l'enlèvement des 31 touristes allemands, autrichiens et suisses en 2003, l'embuscade contre un convoi de para-commando, en 1999 à Batna, faisant une quarantaine de morts et l'opération d'évasion, en 1994, de 1200 détenus de la  prison de Lambèse à Batna». D'après le contenu de l'accusation, les mis en cause faisaient partie de différentes phalanges, qui étaient sous l'émirat de Abderrazak El Para, et agissaient dans les maquis de Batna, Djelfa et Tébessa. Ils auraient avoué leur participation à l'enlèvement de touristes allemands, sous les ordres Ammar Saïfi, alors émir de la 5e région à l'est du pays, et déclaré avoir conduit les otages à la frontière algéro-malienne, où ils ont assisté aux négociations avec les autorités allemandes sur le territoire malien, ayant abouti à la libération des touristes, en contrepartie de cinq millions d'euros. Ils se sont par la suite rendus au Tchad pour y acheter des armes, mais certains ont été arrêtés par les rebelles tchadiens et d'autres ont pu prendre la fuite. Ils ont également affirmé avoir pris part à plusieurs embuscades contre des convois militaires et des assassinats de civils à Djelfa, Batna, Tébessa et d'autres régions, mais aussi, à une attaque contre le siège de la sûreté de wilaya de Biskra faisant 40 morts parmi les policiers. Leurs avocats contestent de nombreux faits, et estiment que seul Abderrazak El Para peut dire, si oui ou non, ils ont fait partie de son groupe.  

El Watan

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