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Afrique du Sud: le gouvernement condamne les récentes violences xénophobes

Le gouvernement sud-africain a condamné mardi les violences xénophobes de ces dernières 48 heures dans une township du nord de Johannesburg environnée de bidonvilles, Diepsloot, et décidé l'envoi de renforts de police pour parer à de nouveaux pillages de boutiques.

Environ 54 personnes ont déjà été arrêtées, après ces violences qui ont éclaté dimanche soir et se sont reproduits lundi soir, faisant craindre une répétition des terribles journées de mai 2008 quand des étrangers avaient été pourchassés un peu partout dans Johannesburg faisant 62 morts.

"Le gouvernement a noté avec préoccupation les agressions xénophobes contre des étrangers dans des townships" environnant Johannesburg, a indiqué dans un communiqué une porte-parole du gouvernement, Phumla Williams. "Nous condamnons fermement toute violence non seulement contre des étrangers mais aussi contre des Sud-Africains", ajoute le communiqué.

Selon le gouvernement, les violences de ces derniers jours sont de la "pure criminalité", tandis que "l'Afrique du Sud est un pays démocratique qui reçoit les étrangers en situation régulière".

Lundi, des véhicules de police blindés avaient été mobilisés pour ramener le calme et des renforts devaient arriver sur place mardi soir.

La situation a dérapé à Diepsloot après qu'un commerçant d'origine somalienne a tué deux personnes qu'il accusait de vouloir le voler. Il a été présenté à la justice ce mardi et été inculpé de meurtres, avant un renvoi de l'audience au 4 juin pour sa demande de mise en liberté sous caution.

La semaine dernière, d'autres agressions à caractère xénophobe se sont produits dans le sud de Johannesburg, pendant une manifestation contre la manque de services publics et plus 300 personnes ont été déférées au parquet lundi, selon le quotidien local The Star.

De façon générale, l'Afrique du Sud, dont la puissance économique attire de nombreux étrangers, entretient un climat de discriminations et de violences visant demandeurs d'asile et réfugiés, souvent avec la complicité de la police, a déploré Amnesty International dans son dernier rapport.

Les étrangers servent de bouc-émissaires aux difficultés économiques des Sud-Africains les plus pauvres.

AFP

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