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Jessie J, le 25 mai au festival Mawazine, Rabat / REUTERS
Jessie J, le 25 mai au festival Mawazine, Rabat / REUTERS

Il faut arrêter de demander l'interdiction du Mawazine

Malgré les nombreuses polémiques, le célèbre festival marocain continue d'attirer les foules et les stars.

Le Mawazine est le festival marocain le plus prestigieux, parce qu'il fait venir chaque année, des stars internationales du showbiz. Il est aussi le plus populaire parce qu’il constitue un moment de communion entre tous les Marocains.

Mais il est aussi le plus sujet à polémiques, parce que chaque année, de nombreuses voix, en général islamistes, s’élèvent pour demander son interdiction. Le motif? La plupart des invités étrangers traînent une réputation plutôt sulfureuse ne correspondant aux «valeurs» que les islamistes veulent voir s’imposer dans la société marocaine.

C’est encore le cas pour cette douzième édition du festival qui s’est ouverte le 24 mai dernier et qui s’étend jusqu’au 1er juin, à Rabat.

L’objet du scandale? La prestation de la chanteuse britannique Jessie J. Le 25 mai, elle est apparue sur scène vêtue d’un short blanc très court. Horreur et damnation pour le PJD (Parti justice et développement) qui, selon Bladi, estime que les spectacles du Mawazine représente une insulte à l’intelligence des Marocains.

Le site d’information Bladi présente ensuite d’autres réactions outrées après cette prestation de Jessie J. Ainsi, apprend-on que les salafistes dénonce «un complot contre la jeunesse marocaine déjà troublée par une vague de débauche venue d’Orient et d’occident, payée avec l'argent dont le pays a grand besoin».

Avant d’arriver au pouvoir, le PJD s’est toujours battu pour l’annulation du Mawazine, une manifestation organisée par l’association Maroc Cultures. Et pourtant, d’après Yabiladi, c’est ce même PJD qui est pointé du doigt par certains internautes, après cette prestation de Jessie J en minishort.

«A quoi sert un gouvernement, s'il n'est pas capable de maîtriser et gérer les scènes quotidiennes qui touchent aux fondements du peuple», s’interroge un utilisateur de Facebook. 

D’autres internautes, en revanche, voient dans toute cette polémique le signe de l’hypocrisie qui characterise une frange de la société marocaine.

Lu sur Yabiladi, Bladi

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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