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Panique à répétition à Béjaïa

Deux séismes en une semaine, voilà de quoi faire sortir les Béjaouis de la routine», ironise Djamel, propriétaire d'une cafétéria à la cité Nacéria, au centre-ville de Béjaia, en cette matinée du lundi 27 mai. Autour de lui, ses premiers clients n'ont pas le c½ur à sourire, terrassés par une nuit sans sommeil passée à attendre une éventuelle réplique du séisme de magnitude 5 sur l'échelle de Richter qui a ébranlé la région dimanche. Les discussions des Bougiotes, en cette journée de lundi, tournent autour de la même thématique : le séisme de dimanche, devenu une véritable hantise. Que ce soit dans les quartiers du centre, ceux de l'ancienne ville ou de la périphérie, on s'enquiert des dernières nouvelles, on partage les expériences et on se félicite mutuellement d'avoir «survécu». Quelques heures après le tremblement de terre du 26 mai, des familles en colère ont fermé le boulevard Mustapha Ben Boulaïd (ex-route de la Gare) à la circulation pendant des heures pour interpeller les autorités sur la situation des habitants de leur cité, suite à l'effondrement d'un balcon du troisième étage. La police, qui s'est rendue sur les lieux quelques instants plus tard, a aussi fermé la route pendant quelques heures par mesure de sécurité, vu l'état de délabrement de cet immeuble qui se dégrade de plus en plus depuis le séisme du 21 mai 2003. Les six familles qui résident à cette adresse seront relogées momentanément dans un hôtel de la ville, à la demande du président de l'APC de Béjaïa, selon Abdelhalim Zaïdi, un des membres des familles sinistrées. Celles-ci, loin d'être satisfaites de s'entasser dans des hôtels, exigent des mesures concrètes et surtout rapides pour leur relogement. La peur s'installe dans les vieux quartiers Dans les immeubles particulièrement vétustes et dégradés des vieux quartiers, au chef-lieu de la wilaya, le séisme de dimanche dernier a failli occasionner des dégâts énormes. Au plateau Amimoun, aux Bâtiments, à la rue du Vieillard ou encore au boulevard de la Gare, les habitants vivent la peur au ventre. «Les vieilles bâtisses dans lesquelles nous vivons ne tiendront pas longtemps. Nous craignons le pire pour nos familles», s'inquiète ce père de famille résidant dans un vieil appartement sur les hauteurs de l'ancienne ville de Béjaïa. Des murs fissurés, des plafonds effondrés ou des balcons qui risquent de céder à tout moment sont signalés par les locataires aux services concernés après chaque tremblement de terre. Et il y en eu au moins trois depuis novembre dernier à Béjaïa. «Nous en avons marre des rapports et des visites de commissions. Nous n'avons rien vu de concret», fulmine notre interlocuteur. Certains immeubles auraient dû être évacués depuis belle lurette. D'autres devaient être rasés et remplacés, mais aucune de ces mesures n'a été prise. Les autorités locales ont annoncé dernièrement qu'une enveloppe de 126 milliards de centimes a été débloquée par l'Etat pour prendre en charge la rénovation des bâtiments endommagés. Une commission désignée par le wali s'est effectivement déplacée dans les quartiers et a rédigé des rapports sur la situation des sinistrés de la capitale des Hammadites dans les jours qui ont succédé au tremblement du 29 novembre. Cependant, aucune mesure concrète n'a encore été prise au bénéfice des familles.

El Watan

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