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Hier, dimanche 26 mai 2013, nous sommes encore une fois devenues les victimes de ces forces obscurantistes qui nous gouvernent et qui veulent nous faire taire.

Hier, dimanche 26 mai 2013, était un jour noir comme nous en avons
tant connus au cours des dernières années.

Hier, dimanche 26 mai 2013, nous avons vu, de nos yeux, des
représentants des « forces de l'ordre », tabasser, humilier, menacer,
insulter des militants, dont beaucoup étaient âgés, dont beaucoup
étaient des mères de familles, qui n'avaient qu'un seul tort :
demander la libération des prisonniers politiques qui croupissent dans
les geôles du Makhzen.

Hier, dimanche 26 mai 2013, nous avons crié pour faire entendre les
voix de tant de concitoyens arrêtés arbitrairement en raison de leurs
convictions politiques, objets de traitement indignes, et dont
plusieurs sont en grève de la faim et risquent la mort si rien n'est
fait pour leur libération.

Hier, dimanche 26 mai 2013, ces autorités qui clament à qui veut les
entendre que le Maroc a réalisé de grandes avancées en termes de
respect des droits de l'Homme, ces autorités nous ont trainé par
terre, à coup de bottes, de matraque, nous ont giflés, insultés, nous
ont poursuivis dans les ruelles...

Hier, dimanche 26 mai 2013, nous sommes encore une fois devenues les
victimes de ces forces obscurantistes qui nous gouvernent et qui
veulent nous faire taire.

J'écris donc aujourd'hui, pour vous dire, à vous citoyens, à eux qui
pense réussir à nous faire taire, que :

Aujourd'hui, 27 mai 2013, et demain, et après-demain, nous ne nous
tairons pas, nous ne nous tairons plus jamais.

Parce que nous croyons que :

- se taire c'est abandonner à leur sort des milliers de citoyens
opprimés, privés de leurs droits, torturés, spoliés,

- se taire, c'est laisser vaincre un régime dont la raison d'être est
l'enrichissement sur le dos du peuple marocain, et qui est prêt à
sacrifier la vie des « citoyens » pour réaliser ses objectifs,

- chaque refus d'obéir à un agent qui nous violente pour que nous
cessions de manifester constitue une victoire à l'égard du makhzen,

- chaque publication d'image montrant la répression violente de nos
actions pacifiques effrite petit à petit le mythe de cette transition
démocratique qui n'en finit pas,

- nous vaincrons, par notre indignation, par notre résistance, par le
pacifisme de nos actions, par notre absence de peur face à la
répression,

- nous vaincrons car nous aimons notre pays, nous aimons notre
peuple, et nous nous battrons pour lui, quel qu'en soient les
conséquences.

Pour ces raisons, je ne peux que répéter, inlassablement «
Indignons-nous», car un jour, pas si lointain, débutera le règne de la
dignité, sur les cendres du Makhzen.

F.I – Manifestante pour la liberté.

Photo de une : Abdellah Fetnassa à la manifestation du 26 mai.

Mamfakinch

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